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Vendredi 30 septembre 2011 5 30 /09 /Sep /2011 20:24

    Plantez des palétuviers avec ECOBENIN    

 

Mangrove et nymphéas

                              

 

Avec ses 126 km2, le lac AHEME est une composante essentielle du vaste système fluvio-lacustre de la côte béninoise. L’ensemble de la zone, intégrant le delta du Mono au Togo, est classé « zone humide d’importance internationale » au titre de la convention RAMSAR.  

 

 

Jadis ceinturé de mangroves, le lac Ahémé a subi une forte pression anthropique qui s’est notamment traduite par la déforestation de ses rives et un appauvrissement de la ressource halieutique dont dépendent la plupart des communautés riveraines, certaines vivant exclusivement de la pêche.

 

 

 2 techniques de pêche

Techniques de pêche au lac Ahémé : L’épervier (« Dôdida »), les tronçons de bambou immergés (« Gbodove go »), les lignes d’hameçons (« Djohoun » et « Mleinkanga »), les barrages à nasses (« Xhâ ») . Les gambas sont capturées dans des nasses, près du cordon lagunaire au sud du lac.

 

 

La dégradation des mangroves a des effets directs sur la ressource en poisson car les « racines-échasses » des palétuviers rouges (Rhizophora racemosa, « Weto »en dialecte local) servent de refuges et de frayères pour de nombreuses espèces (plus de 70 recensées) et abritent également crustacés, mollusques, chiroptères, singes vervets (Cercopithecus tantalus) ou mones (Cercopithecus mona), varans du Nil (Varanus niloticus) ainsi qu’une abondante avifaune, sédentaire ou migratrice.

 

  3.Palétuviers rouges                                                                       Racines échasses de palétuviers rouges

                                      

                                                    

Réservoirs de biodiversité, les mangroves jouent également un rôle important dans la stabilisation des rives, limitant ainsi l’érosion provoquée par les crues et les précipitations. Ce rôle essentiel des mangroves ne se révèle malheureusement que dans les zones où elles ont été détruites et où chaque précipitation entraine une coloration rougeâtre des eaux du lac. La boue charriée par les eaux de ruissellement contribue à l’asphyxie des organismes vivant le long des rives.

 

Les mangroves augmentent la résilience et la résistance des écosystèmes littoraux face aux aléas géo climatiques. C'est dans les zones où les mangroves avaient été détruites que l'impact du tsunami qui a frappé les côtes indonésiennes en octobre 2010 a été le plus meurtrier.

 

Parmi tous les écosystèmes forestiers, les mangroves sont les championnes toutes catégories de la séquestration de carbone ! On estime leur capacité de fixation à près de 110kgs par hectare et par jour ce qui leur a valu le qualificatif d' "aspirateurs à carbone".

 

Préserver les mangroves subsistantes et restaurer les surfaces dégradées est donc un enjeu essentiel tant pour les hommes que pour leur environnement.

 

C’est dans cette perspective que s’inscrit le projet de l’ONG ECOBENIN qui a engagé un vaste programme de plantation de palétuviers rouges.

 

 

    Carte lac Ahémé

 

 

Couvrant déjà les villages de Kpétou, Possotomé et Agatogbo, le projet s’appuie sur des comités villageois qui en sont les chevilles ouvrières et contribuent largement à son appropriation par les communautés locales.

   

 4 Réunion de terrain                  Réunion « de terrain » entre ECOBENIN et les représentants d’un comité de replantation                                                

Très résistant et parfaitement adapté à son milieu, le palétuvier rouge est une essence pionnière et dominante. Vivipare, il se reproduit par des propagules prêtes à s’enraciner dés qu’elles se fixent dans la vase. C’est donc uniquement cette espèce qui est replantée mais la qualité des futures mangroves est assurée par  la présence d’autres essences sur les rives du lac Ahémé, en particulier Avicenna germinans, Laguncularia racemosa et Conocarpus erectus. Ces espèces bénéficieront de l’implantation des palétuviers rouges pour reconquérir peu à peu les rives et reconstituer ainsi un milieu riche et diversifié.

 

La tradition animiste a largement contribué au maintien de cette biodiversité animale et végétale.

LesStatue 2 « forêts sacrées » et leurs équivalents lacustres dédiés aux divinités de l’eau telles que Avlékété Dossou font l’objet d’interdits religieux. A défaut d’être totalement respectés, ils ont tout au moins permis d’éviter ou de limiter coupes, brûlis, chasse ou pêche excessives.

 

 

 

5 Avlékété dossou.                                                Zone d’interdiction de pêche dédiée à Avlékété Dossou (Possotomé)  

                                      P1030366                                                                                          Forêt sacrée de Mitogbodji

 

 Si la petite population de vervets de Possotomé a malheureusement fui la forêt sacrée, une vingtaine de singes mones sont présents dans celle de Kpétou, sous la surveillance de gardes formés par ECOBENIN. Afin de stabiliser et renforcer cette petite population, l’ONG a fait procéder à la plantation d’arbres fruitiers en périphérie immédiate de la forêt.

 

 

 

mones de kpétou                                                Les singes mones (cercopithecus mona) de la forêt sacrée de Kpétou                             

     

Plantations Kpetou

                                                         Plantation de bananiers pour l'alimentation des singes mones                                 

   

Les mones restent néanmoins méfiants et la topographie des lieux rend toute dissimulation inutile. L’arrivée de visiteurs à travers champs est immédiatement annoncée par l’aboiement rauque du mâle qui suit attentivement les déplacements des intrus pendant que les jeunes et les femelles vont se mettre à l’abri.

 

 

                                6.photo biodiversité animale                                                                               Biodiversité des mangroves

                                                       

 

Il existe également une forêt sacrée sur l’île de Mitogbodji et on peut y admirer de majestueux palétuviers noirs ( Avicennia germinans). Malheureusement, l’interdit religieux qui protège la flore ne s’applique pas à la faune et la chasse y est pratiquée comme ailleurs. Les observations d’oiseaux sont néanmoins nombreuses sur le lac et à son embouchure au sud : aigrettes des récifs (Egretta gularis),héron strié (Butorides striata), élanion blanc (Elanus caeruleus), alcyon pie (Ceryle rudis), martin chasseur du Sénégal (Halcyon senegalensis), jacana africain (Actophilornis africana), râle à bec jaune (Amaurornis flavirostra), sterne royale (Sterna maxima) et pierregarin (Sterna hirundo) ainsi que les omniprésents milans noirs (Milvus migrans) qui survolent inlassablement le plan d’eau à la recherche de proies. Cette liste est loin d’être exhaustive.

 

 

Martin chasseur du Sénégal (Halcyon senegalensis)                                                                     Martin chasseur du Sénégal (Alcyon senegalensis)

 

Grace au travail de sensibilisation fait par Ecobénin auprès des comités villageois, les populations locales ont désormais bien intégré le fait qu’il existait une relation directe entre la mangrove et l’abondance de poissons et de crustacés. Concernant ces derniers, la pêche des crabes de lagunes (Callinectes amnicola et Portunus validus) représente une source de revenus importante pour de nombreuses familles. Elle est souvent pratiquée par les femmes au moyen de pièges immergés dans l’eau après avoir été garnis d’appâts.

   

 

7.pêche au crabe de lagune (Portunus validus)                                                                   Technique de pêche au crabe dite « oglê ».  

   

 

Le taux de réussite des chantiers de replantation est remarquable. Si l’on exclue l’échec d’une première plantation qui fut suivie de précipitations anormalement élevées entrainant l’immersion des propagules, il est supérieur à 90%. La croissance des propagules est rapide comme en témoigne la photo ci-dessous, prise seulement 6 mois après la plantation (hauteur moyenne : 1m à 1m20)

 

 

8.Jeunes palétuviers rouges

                                 Jeunes palétuviers rouges plantés en février 2011 (Photo Septembre 2011)                                

                                             

 

Les opérations de plantation se font en trois étapes :

1°) Collecte de propagules à maturité dans les mangroves préservées

2°) Transport en pirogue vers des « pépinières » à proximité des sites de replantation

3°) Repiquage définitif sur les sites choisis le long des rives du lac, avec un espacement d’environ 1 metre.

 

   

9 collecte et repiquage de plantagules                                                              Collecte, transport et repiquage des propagules

                                          

Les visiteurs peuvent participer  directement aux opérations de plantation mais il est également possible de soutenir le projet par des « plantations cadeaux ». Le donateur finance un nombre convenu de jeunes plants au nom d’un ami ou d’un parent qui se verra remettre un « certificat de plantation ». Un panneau nominatif matérialisera sur place l’emplacement des plantations.

 

   

10.Plantation cadeau

                                                                    « Plantation cadeau »                                           

 

A ce jour, 110 0000 palétuviers ont été déjà plantés entre Possotomé et Agatogbo sur une longueur d’environ 12 km de rive. La réhabilitation des mangroves du lac Ahémé est donc bien engagée et chacun d’entre nous peut y contribuer, soit par un soutien financier sous forme de « plantations cadeaux », soit en se rendant au Bénin et en intégrant sa participation à un chantier de replantation dans l’un des nombreux circuits d’écotourisme solidaire organisés par ECOBENIN, de la route des pêches aux parcs de la Pendjari et du W, en passant par le pays Somba, les chutes de Tanongou ou les palais des rois d’Abomey.

 

Logo ECOBENIN

 

Pour en savoir plus sur le projet : www.ecobenin.org et www.lacaheme.com

Contacts :  ECOBENIN Zogbadjé  Rue début cloture IITA  ABOMEY CALAVI

Tel : (229) 21 04 22 68

E-mail : ecobenin@yahoo.fr ou contact@ecobenin.org

 

2A Route des pêches mangrove et cocoteraie

 

                                   La double strate caractéristique de la végétation du cordon lagunaire: mangrove et cocoteraie

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Par Alfa 1 - Publié dans : alfa
Dimanche 28 août 2011 7 28 /08 /Août /2011 17:42

   TOGO : Découvrir l’agroforesterie avec l’ADETOP

      

                 Cabosses de cacao à Kpalimé

 

 

L’ADETOP, Association pour la Découverte du Togo Profond, est une ONG créée en 1996 à l’initiative de jeunes togolais natifs du village de Kouma-Konda, dans la région forestière des hauts-Plateaux, à quelques kilometres de la frontière du Ghana.

Situé en zone de moyenne montagne, à une dizaine de kilometres de la ville de Kpalimé, Kouma-Konda bénéficie d’un climat privilégié et d’un environnement naturel riche en biodiversité, notamment la forêt sacrée de Missahoé.


 

Forêt de Missahoé

Afin d’enrayer la déforestation liée à la pratique des cultures sur brûlis, les membres de l’ADETOP se sont appuyés sur le développement d’un écotourisme solidaire, basé sur une forte implication des communautés locales, afin de financer des pépinières, des chantiers de reforestation et des actions pédagogiques auprès des établissements scolaires de la région.

 

Des guides, natifs de Kouma-Konda, proposent aux visiteurs des circuits thématiques sur différents thèmes, notamment l’agroforesterie qui, en associant cultures vivrières et essences forestières, offre une alternative aux modèles que l’industrie agro-chimique essaye d’imposer en Afrique de l’Ouest.

 

Faire de l’écotourisme avec l’ADETOP, ce n’est pas seulement découvrir les étonnantes synergies végétales qui caractérisent l’agroforesterie, c’est également encourager et valoriser la préservation d’un savoir ancestral qui apporte une vraie réponse aux problèmes liés à l’augmentation de la pression anthropique sur le milieu forestier.

 

Statue 1Associée à une politique volontaire et pertinente de préservation des zones forestières à haute valeur biologique, l’agroforesterie est certainement une pièce maîtresse dans la lutte contre la déforestation.

 

Vous trouverez ci-dessous des extraits d’un carnet de voyage témoignant du travail de terrain fait pas l’ADETOP, ainsi que les coordonnées de l’association.

 

                       

 Plantations de manioc à Missahoé


Jeudi 17 août

Alors que le ciel se dégage des brumes matinales et que le soleil commence à briller, nous partons avec R…. , guide de l’ADETOP, pour une promenade botanique aux alentours du village de Kouma-Kunda.

Première salutation au majestueux ficus qui trône au milieu du village. C’est l’arbre à palabres et des villageois jouent à l’awélé sous son ombrage.


49.Jeu d'awélé
Jeu d'awélé

Descente dans la forêt et initiation aux arbres dont l’écorce ou les feuilles sont utilisées pour fabriquer des teintures végétales. C’est ainsi que les graines du rocouyer (Bixa orellana), essence originaire d’Amérique du sud, permettent d’obtenir  un colorant rouge vif, utilisé notamment par les femmes comme rouge à lèvre.

Nous traversons des plantations de papayers et de ricin. Un arbre présenté comme « alofa » produit des fruits allongés qui permettent la fabrication d’éponges végétales.

La région est grande productrice de cacao et de café. La cendre de combustion de la calebasse de Theobroma cacao , mélangée à de l’huile de palme, est utilisée pour la fabrication de savon. Les graines sont couvertes d’une substance gélatineuse et blanchâtre, au goût sucré et agréable.

Un peu partout, nous voyons des albizzias qui sont très utilisés en agroforesterie  car les racines ont la propriété de fixer l’azote dans le sol..

R….. nous explique comment distinguer les bananes plantain : le haut du tronc du bananier est noir. Le bananier ne donne qu’un régime ; après la cueillette, il est coupé pour permettre une repousse par rejet.


54.Plantations de bananiers

Bananiers cultivés en forêt

De petits buissons portent de curieuses feuilles ponctuées de tâches blanches et rouge vif ce qui leur vaut d’être appelées « palettes du peintre ».

Les caféiers robusta ont de larges feuilles mais de petites graines réparties tout au long des tiges ce qui facilite leur cueillette alors que les grains de l’arabica, plus fragile, doivent être ramassés un par un. Le premier pousse facilement en plaine alors que le second affectionne la moyenne montagne.

Nous découvrons ensuite, tout au long du chemin forestier et en alternance avec des plantations de ricin, de maïs et d’ignames, des goyaviers et des champs de pamplemoussiers.

Le tronc épineux du "sablier"  (Hura crepitans) en fait un tuteur naturel idéal pour les plantes grimpantes, notamment le poivrier (Piper nigrum).

Le palmier à huile est particulièrement apprécié, non seulement parce qu’on fabrique à partir de sa sève le vin de palme et, par distillation, le « sodaby » omniprésent au Togo, mais également parce qu’il fournit de l’ huile extraite de ses fruits et que ses feuilles sont utilisées en vannerie ou pour la confection de clôtures ou de balais.


    14k. palmier à huile
      Palmier à huile (Elaeis guineensis)

L’avocatier ainsi que le manguier ont également été introduits dans la région. Le premier peut produire deux fois par an. La deuxième couche de l’écorce du manguier, pilée et bouillie, est utilisée comme pansement gastrique en médecine traditionnelle.

Nous traversons ensuite des plantations de manioc. Le manioc se bouture très facilement. Lorsque la feuille jaunit, c’est le moment de déterrer les tubercules qui seront bouillis et pilés pour obtenir une pâte très nourrissante.

Un peu partout, des frakés (Terminalia superba) assurent l’ombrage protecteur permettant le développement des jeunes plants. Ces arbres ont également la particularité lors de leur croissance de perdre leurs branches basses et de fournir ainsi les villageois en bois de feu.

Sont également présents le parasolier (Musanga cecropioides), le colatier (Cola nitida), l’iroko (Chlorophora exelsa), le kapokier (Ceiba sp.) et l’acajou (Khaya grandifolia). Plusieurs de ces essences sont replantées sur les zones de brûlis afin d’enrayer l’érosion des sols dans le cadre  de chantiers de reforestation organisés par l’ADETOP.


Parasolier (Musanga cecropioides)
Parasolier (Musanga cecropioides)

Après avoir pique-niqué en compagnie de volontaires canadiens prés d’une cascade, nous croisons sur le chemin de retour le chef du village et ne manquons pas de nous présenter et de le saluer conformément aux usages.

En revenant au village, une femme nous aborde pour nous demander un stylo. Elle est aussitôt remise en place par R….. qui lui rappelle que la mendicité n’est pas de mise à Kuma-Kunda.

Initiée par l’ADETOP et présidée par Prosper Nyanu, enthomologiste renommé bien qu’autodidacte, l’association des guides a un rôle essentiel car elle permet de garantir le respect d’une certaine éthique et le niveau de compétence des  guides tout en assurant une répartition équitable des corvées d’entretien des chemins mais aussi des revenus procurés par l’écotourisme. Sur le montant des recettes, une part est consacrée à une caisse commune permettant de financer les projets locaux.

 

 

Vendredi 18 août

Petit déjeûner avec un excellent robusta local à 7h00 puis départ sur les motos de F….. et T…… pour la cascade de Womé, découverte par l’ADETOP qui a prospecté la région pour proposer aux visiteurs l’accés à des cascades proches de Kpalimé.

Nous laissons les motos au bout d’une piste, sur une aire d’accueil aménagée pour recevoir le public. Le sentier plonge dans une gorge verdoyante et devient de plus en plus raide. Des marches empierrées ont été réalisées par une petite association locale qui se charge de l’entretien et percevra en contrepartie un droit d’accés de 1000 F CFA (1,50 euros) par visiteur.

Très belle cascade dans une végétation luxuriante, avec une vaste piscine naturelle. Des lianes de plus de 7 metres de hauteur plongent d’une falaise et s’enracinent pour former un arbre lorsqu’elles ont atteint le sol.

 

                         Cascade de Womé

 

Nous regagnons ensuite les motos et nous rendons au village pour rendre visite aux responsables de l'association "Akatamanso". Ils recherchent un microfinancement pour payer le ciment et le transport des pierres nécessaires à l'achèvement des escaliers. Un chantier d'écovolontaires est évoqué avec N...., de même que la nécessité d'équiper le sentier et le site de poubelles car quelques déchets en plastique y ont malheureusement déja fait leur apparition.

 

Retour à Kpalimé et déjeûner de « poulet bicyclette » chez Lazare. Nous repartons ensuite visiter des établissements scolaires dans lesquels l’ADETOP a organisé des chantiers de replantation. Dans le quartier de Nyiveme, ce sont les rives d’un cours d’eau qui ont été réhabilitées sur prés d’un kilomètre par l’élimination d’une décharge sauvage, le nettoyage des rives, et la plantation d’acajou, acacia, frake, cordia et Iroko. Parallèlement, des actions de sensibilisation ont été menées auprés des riverains pour prévenir l’accumulation de nouveaux détritus. Le résultat est spectaculaire comme en témoigne la présence de nombreux insectes aquatiques et d’oiseaux voletant de buissons en buisson le long des berges. La croissance de certains arbres, notamment le fraké, qui n’ont que 3 ans mais atteignent déjà plus de 6 metres est étonnante.

Nous partons ensuite au sud de la ville pour visiter une petite unité de production de spiruline respectant les critères de l’agriculture biologique. La spiruline se développe dans de grands bacs puis est récoltée au bout d’une semaine environ avec des tamis. Elle est ensuite séchée et broyée en poudre fine puis conditionnée sur place en sachets. Très riche en oligoéléments et vitamines, la spiruline représente un complément alimentaire particulièrement intéressant.

 

Lundi 21 août

A 10h00, départ en « taxi loué » (16 500 F) à partir de la gare routière pour le monastère de Danyi situé au nord de Kpalimé, sur le plateau du même nom. Nous traversons Lamiè où se trouvent de nombreuses pépinières témoignant du dynamisme de l’agroforesterie. L’ADETOP y a participé à la construction d’un  nouveau collège car l’ancien bâtiment était vétuste et inadapté.

Nous empruntons une route de montagne en lacets et observons plusieurs traces de brûlis sur les collines environnantes, puis atteignons le plateau pour nous rendre au monastère bénédictin. Des tables en bois disposées à l’entrée du domaine permettent au visiteur de pique-niquer face à la chapelle circulaire, entièrement construite en bois local.

Les bénédictins ont fait ici un travail remarquable et leur domaine est devenu une véritable vitrine de l’agroforesterie.

Nombreux « jacquiers » dont les « jacques-fruits » fournissent une pulpe et des graines comestibles après cuisson.


   99.Arbre-a-pain-ou-jacquier.Artocarpus-heterophyllus.JPG
       Jacquier


Des pieds de gingembre prospérent sous le couvert végétal. Le taro, dont la tubercule se cuisine comme la pomme-de-terre, est cultivé au pied des frakés (Terminalia superba, également dénommé « limba »). L’albizzia, arbre-légumineuse, est également très présent car son feuillage peut servir de fourrage pour le bétail et enrichit l’humus. Le binage du sol à la houe autour du pied permet de libérer de l’azote dans le sol à partir des radicelles sectionnées. La distance optimale d’écart entre les plantations est d’environ 5 metres et l’élagage manuel, voire naturel avec le fraké dont les branches basses se dessechent naturellement et tombent au sol, assurant du bois de feu pour les villageois.

Les plans de caféier affectionnent la mi-ombre et sont associés à des arbres du genre Samanea ainsi qu’à Albizzia adiantifolia. On cite volontiers l’exemple d’une entreprise française qui planta des futaies régulières de caféiers après avoir nettoyé le terrain par des coupes rases afin de « faire propre » conformément à une certaine culture forestière qui sévit encore aujourd’hui. Privés de la protections de leurs grands aînés, les jeunes caféiers périclitèrent et ne donnèrent qu’un rendement médiocre.

47. Caféier. Coffea canephora
Caféier (Coffea canephora)

On trouve également sur le domaine du monastère des caramboliers (fruit un peu acide), du vitex (bois utilisé pour la fabrication des congasses, djembés et tam-tams), poivriers, avocatiers et cordias. Contrairement à d’autres essences, l’avocatier (Persea americana) se cultive seul et ne peut être associé à d’autres plantes. Au même titre que le manguier (Mangifera indica) et le teck (Tectonia grandis), il s’agit d’une essence qui a été introduite avec succés au Togo.

En quittant les lieux, nous faisons une halte à la boutique du monastère qui propose à la vente du café (Robusta, arabica et mélanges), en grain ou moulu, des confitures de goyave, ananas, et gingembre, du poivre, des biscuits, thé, épices, miel, vinaigre de miel et de la pommade au beurre de karité ou à la propolis, utilisée pour favoriser la cicatrisation des plaies et brûlures.

Nous regagnons le taxi et rentrons à Kpalimé après nous être arrêtés à l’une des pépinières qui bordent la route et où sont vendus de jeunes plants d’acajou, cacao, manguier, citronnier, cordia, jacquier, goyavier, teck et palmier.

Nous remontons ensuite à Kuma-Kunda et retrouvons T…… qui nous conduit à l’une des plantations pilotes de l’association. Nous faisons ensuite une pause dans l’un des « maquis » du village, sous le grand ficus qui fait fonction d’arbre à palabres. Tout en discutant avec une amie, la patronne épluche des racines d’ignames à coups de machette et les coupe en morceaux pour les faire bouillir dans une grande marmite afin de préparer le traditionnel « fufu ».

Le soir, repas chez L……la stagiaire québecquoise qui travaille à l’ADETOP et loge dans une grande maison située prés de la cathédrale. Repas de riz blanc et « ablos » avec sauce lamouhou (tomate , poisson, épices).

 

Agnédi                                                  Kapokier en fleur et séchoir à café au village d'Agnédi 

 

                                      Le projet communautaire d’Agnédi

 Le village d’Agnédi est l’une des 5 zones de développement communautaire identifiées lors de l’élaboration du Plan d’Aménagement Participatif de la Forêt Classée de Missahoé.

Afin de réduire l’impact des coupes et des brûlis sur le milieu forestier, le Comité Villageois de Développement (CVD) a contacté l’ADETOP en 2011 pour mettre en place un programme de formation à l’agroforesterie et valoriser le potentiel écotouristique du territoire communautaire qui s’étend sur un peu plus de 200 hectares.

C’est ainsi qu’est né le   « Projet de Gestion Intégré de la Zone de Développement Communautaire d’Agnédi ».

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Le projet démarra officiellement en Octobre 2012,  lors d’une réunion d’information et de sensibilisation à laquelle participèrent 350 personnes dont 160 femmes. L’ADETOP a parfaitement intégré la nécessité de n’engager un projet communautaire que s’il repose préalablement sur l’adhésion et une forte implication de tous les membres de la communauté concernée. Ce que certains pourraient considérer comme une perte de temps est en fait la clé de la réussite de ce type de projet : « Le temps détruit ce qui est fait sans lui »…

Grâce à l’appui financier du Programme de Micro Financement du Fonds pour l’Environnement Mondial (PMF/FEM) 3000 jeunes plants d’essences locales furent répartis en 2013 auprès d’une trentaine de familles afin de restaurer des zones dégradées. 25 hectares furent ainsi reboisés par les villageois encadrés par les conseillers techniques de l’ADETOP, selon les techniques de l’agroforesterie. Les espèces choisies étaient principalement l’Erytrophléum Guinéense (Etsati), Le Monodora Myristica (faux muscadier ou muscade-calebasse), le Terminalia Superba (Fraké), le Gmelina Arboréa ( Mélina).

Une seconde pépinière est en cours de réalisation et permettra la poursuite du programme de plantations.

préparation du site de la pépinière
                                                  Préparation du site de la pépinière
                                                 empotage des sachets
                                                         Empotage avant semis

 

Parallèlement, le volet écotouristique du projet s’est concrétisé par la formation d’éco-guides et la réalisation d’un accès à la cascade d’Agnédi. L’aménagement de cet accès sur 2 km de piste a mobilisé 70 personnes dont 19 femmes. Le travail le plus éprouvant a consisté à dégager les troncs de bois morts et les rochers qui s’étaient amoncelés au pied de la cascade. Il a également fallu empierrer la dernière partie du chemin d’accès qui était très escarpée

aménagement accès cascade

                                     Travaux collectifs d'aménagement de l'accès à la cascade

 

13 guides ont été formés lors d’un stage de 2 semaines en Août 2013. La formation a notamment porté sur les techniques d’animation, la connaissance du terrain et la botanique avec des exercices pratiques lors de randonnées.

Le programme se poursuit mais dés à présent, et avec l’ADETOP, le village d’Agnédi est prêt à vous accueillir !

       
     Contact :
  ADETOP   BP 523   Kpalimé – TOGO  

Tel : (00 228)  24 42 61 82                                                             logo

Site internet:   http://www.adetop-togo.com 

 E-mail :   adetop-ong@hotmail.fr   ou    satrofranc@yahoo.fr  

 

     

Forêt de   Kouma

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Par Alfa 1 - Publié dans : alfa
Lundi 1 août 2011 1 01 /08 /Août /2011 15:18
                  
      
      
         
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                                  Campement baka

               
Les pygmées bakas du Cameroun et du Gabon sont certainement l’un des plus anciens peuples des forêts de la planète
. Leur nombre est évalué à environ 40 000 personnes ce qui fait d’eux le groupe pygmée le plus important de ces pays, les ethnies Bagyely, Medzam et Bakola ne comptant que quelques milliers d’individus.

                Fondamentalement, les groupes pygmées sont unis par une culture commune et partagent le même mode de vie : exploitation mesurée du milieu forestier par la chasse, la pêche et la cueillette, récolte du miel, construction de huttes de branchages entrelacés (moungoulous) recouvertes de feuillage assurant leur étanchéité, utilisation de plantes, écorces, racines et fibres végétales à des fins thérapeutiques, culte animiste de l’esprit de la forêt (Kirdi) et du totem protecteur de la communauté (Ejengi).

 
        13f. moabi
                               Un moabi: arbre sacré pour les bakas

Dans leur immense majorité, les bakas ne sont pas scolarisés et n’en ont d’ailleurs nul besoin
. Les jeunes Baka font l’apprentissage de la forêt dés leur plus jeune âge et participent activement à la vie du campement en pratiquant la cueillette, la pêche et la « petite chasse » à l’aide de pièges. Les soirées sont consacrées à des jeux collectifs et à la participation aux chants et aux danses qui réunissent les familles autour des feux de camp.
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                                          Jeux à la veillée

Participer à ces veillées est une expérience forte ; danses et chants sont consacrés à des thèmes de la vie quotidienne ou évoquent les « grandes chasses » réunissant les hommes de plusieurs campements. La présence d’un visiteur, même si elle est appréciée, reste sans incidence sur ces rituels qui maintiennent la culture baka et la perpétuent auprès des plus jeunes. Au-delà du rite, le chant et la danse restent avant tout un plaisir spontané partagé par toute la communauté.

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                                     Jeunes bakas jouant du traditionnel "Aïta"

En forêt, le pisteur baka se distingue du visiteur de passage par le fait qu’il ne porte sur lui qu’un pagne noué autour de sa taille et une machette. De quoi donner de véritables complexes à un occidental équipé de sa tenue de brousse et doté de gourde, provisions de bouche, trousse de pharmacie, lampe torche, répulsif pour insectes etc etc… Pour se désaltérer, un baka sectionne d’un coup de machette un tronçon de liane d’où s’écoulera un quart de litre d’eau naturellement pure. Pour ses besoins alimentaires, il se procurera sans Statue 1difficultés baies, fruits et petit gibier qu’il collectera au passage pour les ramener au campement le soir. D’un coup de machette, il prélèvera des fibres de bois, raclera l’écorce d’un arbre ou sectionnera quelques feuilles nécessaires à la préparation d’une décoction curative.

 
    
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                                          Retour de pêche

Cette remarquable adaptation au milieu forestier et l’autosuffisance qui caractérisent les bakas imposent un premier constat : le premier service à leur rendre n’est-il pas avant tout de les laisser tranquilles et de les préserver de toute « émancipation », terme hypocrite dissimulant la destructuration d’une communauté et la perte progressive de son identité ?  
La réponse pourrait être affirmative si les mesures de protection du milieu forestier étaient effectivement appliquées et si le commerce à grande échelle de la viande de brousse, légal ou illégal, ne s’était pas développé à une vitesse fulgurante dans les massifs forestiers.

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                             Vente de "viande de brousse" en bord de route

La petite communauté Badgely dont le campement est proche de la station balnéaire de Kribi (Cameroun) témoigne des menaces qui pèsent sur les populations pygmées. La pression exercée sur la faune par les chasseurs bantous qui alimentent en gibier les populations locales mais aussi les marchés et les restaurants, a entrainé en quelques années une diminution des prises de l’ordre de 80%. Les pygmées doivent aujourd’hui se procurer du poisson fumé car ils n’arrivent plus à subvenir à leurs besoins alimentaires et l’argent a fait son apparition dans une communauté qui ne pratiquait traditionnellement que le troc.


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              Les rives de la Lobé, territoire des pygmés Badgélys


Bien que des efforts aient été engagés en matière de lutte contre la déforestation illégale, cette dernière, aggravée par la corruption, reste un fléau
. Les communautés pygmées se voient contraintes de choisir entre la fuite ou une coexistence qui les expose à la dépendance, au mépris, voire aux abus sexuels et aux MST dont sont parfois victimes les jeunes filles.
Dans un tel contexte, une démarche d’écotourisme solidaire, rationnelle et maitrisée, peut se révéler bénéfique dans la mesure où elle valorise la culture pygmée et génère pour les populations bantoues des revenus les amenant à porter un autre regard sur les « petits hommes » de la forêt et le milieu dont ils dépendent.
Aller à la rencontre des Bakas peut donc être à la fois une expérience humaine inoubliable mais aussi une démarche utile si elle respecte un certain nombre de principes :
-       Respect des traditions et des coutumes bakas : les visites ne peuvent se faire qu’en petit groupe, avec des guides ayant établi des relations d’amitié et de respect avec les bakas Les visiteurs doivent s’annoncer à l’approche du campement et saluer le chef en se présentant et en remettant les présents d’usage (sel, riz, allumettes…).
-       Veiller au choix des accompagnants (porteurs, interprètes…) et faire appel à l’expérience du guide pour éviter des auxiliaires indésirables, qu’ils aient ou non titre ou fonction officielle ou officieuse.
-       Absence de remise d’argent ou de sucreries
-       Récupération de tout déchet non biodégradable sauf s’il présente un intérêt important pour la communauté (bouteille en plastique permettant de conditionner le miel qui sera ensuite échangé avec des familles bantoues).
-       Faire preuve de gentillesse, d’humilité et de discrétion…comme les Baka !
-       Participer aux danses et aux chants, mais là, ce n’est plus un principe à respecter, c’est un réel plaisir !

                     baka dance 4
                     
"Gouma": danse Baka

Parallèlement d’autres initiatives ciblées peuvent être envisagées
 :
-       Certains jeunes bakas sont scolarisés dans des villages limitrophes. La discipline scolaire et les quolibets de leurs camarades de classe peuvent être très éprouvants pour ces enfants dont beaucoup s’enfuient pour retourner à leur campement. Il est pourtant souhaitable que certains jeunes bakas soient alphabétisés et accèdent aux connaissances qui leur permettront de défendre les intérêts de leur communauté et l’intégrité des milieux forestiers dont ils dépendent, mais aussi de devenir acteurs de l’écotourisme solidaire.
Une aide ponctuelle pour la prise en charge des frais d’inscription dans les établissements, des achats de fournitures scolaires, voire l’achat de vêtements et de chaussures (pour éviter que, pendant les cours, les jeunes bakas ne subissent les moqueries des autres enfants) peuvent être bénéfiques à condition de faire preuve de la plus grande vigilance vis-à-vis des structures locales ou des inconnus venant faire au visiteur des offres « philanthropiques » souvent intéressées... Une fois encore, le choix d’un guide intègre et compétent sera déterminant. Sa connaissance du contexte local vous évitera des erreurs qui pourraient être préjudiciables à la communauté baka comme à vous-même.
-       La remise de « field books » ou d’ouvrages naturalistes de vulgarisation (faune, flore, écosystèmes forestiers…) à des collégiens bakas peut amorcer la formation de futurs « écoguides » ce qui est un objectif essentiel pour permettre aux bakas de bénéficier de l’écotourisme et de voir leur connaissance exceptionnelle du milieu forestier reconnue.
 
 
Remise d'un field guide

          Remise d'un guide d'identification des mammifères d'Afrique dans un campement Baka. Succés assuré !

 

-       En toute circonstance, veiller à faire comprendre aux professionnels locaux (porteurs, cuisinier, hôtelier, restaurateur…) que l’authenticité que les bakas ont su préserver a motivé votre venue dans leur village et que leur intérêt économique passe par le respect de cette authenticité.
-       On vous proposera certainement de la viande de brousse. Dans la mesure du possible, optez plutôt pour du poisson ou du poulet, à défaut pour des espèces prolifiques non menacées (rongeurs comme l’aulacode, le rat de Gambie ou le porc-épic). Ainsi, vous n’encouragerez pas le braconnage ni les prélèvements dans les territoires de chasse ancestraux des bakas.
-       Si vous faites preuve de générosité, faites aussi preuve de discrétion…les choses se savent vite dans les villages et il serait regrettable que ceux que vous avez voulu aider subissent la jalousie des autres. « Primum, non nocere ! ».
   
                                  33.ejengi 3                                       Rituel d'"Ejengi", l'esprit protecteur de la forêt
   
 
   
    
         12a.moungoulou 
                                                        Le "moungoulou", hutte traditionnelle baka
 

A signaler: le remarquable travail fait par l’association KOBA-BAKA  dans la région de Lomié (Dja).

Contact en France : Michel MONESMA   monesma.michel@libertysurf.fr

Website : http://kobabakafrance.canalblog.com/

 

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  Certains guides ont su établir des relations de confiance avec les populations pygmées et appliquent les principes de l'Ecotourisme solidaire.

  C'est le cas d'Olivier Courtemanche avec les Aka de Centrafrique. Vous découvrirez son trés beau site en cliquant sur:

Olivier Courtemanche
25 rue du docteur Finlay
75015 Paris
   

Mob : + 33 (0)6 83 78 70 34
Mail :
ocourtemanche@yahoo.fr

   

   
Par Alfa 1 - Publié dans : alfa
Samedi 10 mai 2008 6 10 /05 /Mai /2008 21:34
           
                   
 
L’association ARUTAM propose des voyages d’immersion en forêt amazonienne, aux sources du Rio Tigre, en partenariat avec les représentants de la Nation Shiwiar d’Equateur.
Au nombre de 700 seulement, les Shiwiar constituent le plus petit groupe ethnique de l’ensemble Jivaro... et le plus éloigné du front de colonisation.
Vous êtes accueillis et accompagnés dès Quito par un membre bilingue de l’association, qui jouera le rôle de passerelle avec le mode de pensée indien et vous permettra de bénéficier d'un meilleur contact avec eux.
Durant les 15 jours, vous voyagerez en groupe de 7 personnes + 1 accompagnateur et n'aurez aucun problème de logistique à régler : réservation d’hôtels, problème de retard d'avion en forêt, etc...
Nous visiterons les communautés Shiwiar de Tangunsta, Juyuintsa, Yandanaentsa, ainsi que le village Zapara de Wiririma. Les déplacements s’effectueront en pirogue ou à pied, toujours avec nos guides shiwiar. Au programme : pêche à la nivrée, découverte des plantes médicinales, bivouacs en forêt ou sur les rives sablonneuses du fleuve, rencontres avec les crocodiles dans la nuit, fêtes dans les villages…
Chaque expédition est unique car nous l’adaptons aux centres d'intérêt du groupe. Certains voyages Arutam seront plus poussés à la demande des Indiens eux-mêmes : expédition au Pérou, rencontres avec les Indiens Zapara voisins, rencontre entre chamans, etc...
 
Le voyage en quelques chiffres

- Aucune route à 150 Km à la ronde

- 10 jours d’immersion totale dans la jungle                              Statue 6

- 2 h de survol de la forêt amazonienne en avionnette

- 50 % des fonds versés aux Indiens
 
 
 
  Prix du séjour: 1.400 € + billet d’avion Europe-Equateur

Les billets d’avion Quito-Europe (environ 850 €) sont pris individuellement par chaque participant. Il est donc possible pour ceux qui le souhaitent de rester plus longtemps en Equateur. Ce voyage est réservé aux adhérents de l'association Arutam (30 € d'adhésion à prévoir pour les nouveaux membres).

Attention

Cette expédition est réalisée dans un cadre associatif. Elle comporte un certain caractère aventureux (conditions de confort rudimentaires et disponibilité de nourriture variable), ceci afin d’être le plus en phase avec le mode de vie shiwiar et ainsi de permettre un meilleur échange avec eux.
L’entrée en forêt et la sortie en avionnette comportent des aléas dus aux conditions météo : il est donc possible que nous devions attendre une journée, voire deux, pour décoller…
Date limite d'engagement, achat du billet d'avion, acompte non-remboursable de 300 € : minimum 1 mois avant le départ.

Aidez à la reconnaissance des droits fondamentaux des Indiens

Aller à la rencontre d’un peuple premier et méconnu, partager son mode de vie, découvrir et comprendre son environnement, c’est une aventure humaine qui va bien au-delà d’un voyage classique à l’étranger.
Les répercussions sur les communautés indiennes sont fortes : que des touristes européens se déplacent jusqu’à leur territoire isolé à ces fins leur font prendre conscience de la valeur de leur région et de leur culture. Il leur est enfin possible d’envisager un avenir meilleur pour leurs enfants, face à la marginalisation et l’acculturation qui les guettent.

Une donation de 200 € au programme Zéro Déforestation, incluse dans le prix du voyage, représente une belle manière de soutenir cette population dans sa lutte pour le respect de ses droits.

De plus, sur les 1.400 € de chaque participant, la moitié est versée aux organisations autochtones sous différentes formes

- 25 % des fonds recueillis (soit au total pour 7 participants : 2.450 €) vont directement aux Indiens Shiwiar, répartis via le programme IKIAM (association FUNSSIF)

- 25 % des fonds recueillis vont aux actions de terrain de l'association Arutam, pour le rachat de terres Shiwiar et Zapara dans le cadre du Programme Zéro Déforestation, mais aussi pour toute autre action de terrain : suivi ou appui des bénévoles Arutam en Equateur, au Pérou ou au Mexique, réunions de travail entre ou avec les dirigeants indiens, invitations en Europe de dirigeants autochtones pour des conférences ou des représentations, etc...

Cette visite en terres Shiwiar ne vous laissera pas à l’évidence indifférent… Savoir ce que signifie vivre en forêt tropicale, comprendre les pressions de toutes sortes qu’ils doivent subir… Les Shiwiar vous confient la mission d’être témoin de leur peuple.


Pour plus d’informations :

  Voyage Shiwiar sur Latitude Sud :
http://www.latitudsur.org/VOYAGES/AMAZONIE/FR/Shiwiars.html

ou

ARUTAM
Chemin de Vermillère
84160 Cadenet

ou par mail : voyage@zero-deforestation.org

Voyage solidaire en partenariat avec l’association shiwiar IKIAM (programme communautaire de développement éco-touristique) et la Nationalité Shiwiar d’Equateur (NASHIE)
 
                         http://www.zero-deforestation.org
 
 
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Par Alfa 1 - Publié dans : alfa
Samedi 12 avril 2008 6 12 /04 /Avr /2008 23:33
 
 
 
      Jeune frêne à fleurs de 10 ans
 
Contrairement à certaines idées reçues, la végétation dominante des forêts provençales actuelles est une création artificielle résultant de plusieurs millénaires de coupes, brûlis, défrichements et surpaturage.
 
Certaines espèces de feuillus  (frêne à fleur, chêne pubescent, érable de Montpellier, alisier blanc, cormier…) prédominaient avant d’être détruites par les activités humaines, en particulier par le pastoralisme qui a favorisé la colonisation du milieu par des  essences peu attractives pour le bétail en raison de leur amertume ou de leurs épines (romarin, lentisque, argelas,chêne kermès…)
Adaptés au climat méditerranéen, ces feuillus constituaient naturellement des boisements peu combustibles à condition d’atteindre des superficies et des densités suffisantes.
 
Focalisée sur des résineux à croissance rapide qui émettent des composés volatiles hautement inflammables, la doctrine productiviste a longtemps paralysé les esprits, même à l'égard des forêts dites de protection. Les chantiers de reboisement engagés pendant des années n’ont malheureusement abouti qu’à la production du combustible nécessaire à de nouveaux incendies dévastateurs. Statue 3
 
Aujourd’hui, la prise de conscience d’une nécessaire préservation de la diversité biologique et la régression du pastoralisme en forêt permettent d’espérer la reconstitution progressive d’un couvert forestier plus riche, plus diversifié, et plus résistant aux grands incendies. Une action volontaire, orientant et accélérant l'évolution vers ces stades évolués est cependant nécessaire pour sortir de l'impasse actuelle.
 
 C’est dans cet esprit que l’Association pour le Reboisement et la Protection du Cengle Saint Victoire (ARPCV) a été créée en 1986 à la suite de l'incendie qui a ravagé le Cengle, plateau rocheux situé au sud du massif ainsi qu’une partie de la montagne de Cézanne. Son premier objectif était de réhabiliter cette partie incendiée en nettoyant puis en reboisant cet espace sinistré. L'idée novatrice défendue par l'association est de briser le cycle séculaire - feu - repousse de pinède hautement combustible - feu, et de planter des feuillus, capables de mieux résister au passage du feu, en rangs suffisamment serrés pour empêcher le développement des arbustes de garrigue  propagateurs d'incendies.
 
A ce jour, plus de 100.000 arbres ont été plantés par les bénévoles de l’ARPCV  sur le massif du Cengle et Sainte Victoire.
 
 
 Vous pouvez aider concrètement l’ARPCV en participant à ses chantiers d’entretien et de reboisement et en adhérant à l’association qui édite un bulletin de liaison intitulé « la feuille de chêne ». 
 
CONTACT :
Association pour le Reboisement et la Protection du Cengle Sainte-Victoire.
Association agréée par les Ministères de L’Environnement et de l’Education Nationale
Cité Beisson Bât 1 - Rue René Coty -
13090 Aix-en-Provence
Tel/Fax : 04 42 29 71 21 
 E-Mail : arpcv@free.fr
Site internet : http://arpcv.free.fr
 
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Samedi 27 octobre 2007 6 27 /10 /Oct /2007 22:05

Lors de randonnées ou promenades, vous avez remarqué des arbres dignes d’intérêt ? signalez les aux organismes publics ou aux associations qui procèdent, au niveau régional ou national, à des inventaires des arbres remarquables. Trop longtemps ignorés ou connus des seuls initiés, ces arbres vénérables  méritent toute notre attention et doivent bénéficier d’une protection effective. Vous trouverez en fin d’article une liste des sites internet qui vous permettront de contacter les acteurs de ces inventaires et, éventuellement, de participer à leurs actions.

                    If de la Sainte Baume (VAR)

 

  En Provence et dans les Alpes du Sud, c’est  l’association EPI ( Association Etudes Populaires et Initiatives) qui procède actuellement, en liaison avec la DIREN de la région PACA, à un inventaire des arbres remarquables.

 

 En 2000, la DIREN Provence Alpes Côte d'Azur avait déja confié à l'EPI (Association Etudes Populaires et Initiatives) la conception d'une méthodologie d'inventaire des arbres remarquables en région PACA. Le travail réalisé sur le terrain a révélé toute la richesse de cette région et l’ampleur du travail de recensement qui doit être poursuivi.

 

  Un arbre « remarquable » est avant tout « un arbre qui a su se distinguer à nos yeux, qui fait écho en nous et s’inscrit dans notre mémoire » (définition de l’EPI).

Les principaux critères de « remarquabilité » sont les suivants :

   

a/ individu exceptionnel par la taille et/ou l'âge.
b/ espèce rare, individu exceptionnel sur le plan botanique.
c/ alignements remarquables
d/ ensembles arborés remarquables de plus de 100 ans.
e/ association végétale ligneuse caractéristique d'un milieu naturel exceptionnel.
f/ arbres marqueurs du paysage ou témoins de conditions particulières du milieu.
g/ arbres associés à un bâti typique ou historique.
h/ arbres immortalisés par un artiste (exemple : pin d’Alep de Cézanne au chemin des Lauves), associés à un événement mémorable, etc.

 

 Chêne blanc de Revest-du-Bion (Alpes de Haute-Provence)

 Si certains de ces caractères font appel à nos émotions, une étude sur les arbres remarquables exige également une grande rigueur: identifier l’espèce, relever tous les critères topographiques et biologiques ainsi que les différents paramètres qui permettront d’évaluer son intérêt.

L’émotion et la rigueur de l’observation n’ont rien d’antinomique et constituent  deux aspects complémentaires d’une approche permettant d’appréhender l’arbre remarquable dans son intégralité d’être vivant.

Les données
En région PACA, les données sont rares à l’exception de quelques arbres tels que l’Olivier de Roquebrune Cap martin, l’un des plus vieux arbres de France. Aucune étude d’ampleur n’a été entreprise avant 2000.
Pour le Var, un inventaire d’Emile Jahandiez‚ datant de 1934, recensait 54 arbres remarquables.
Pour les Bouches-du-Rhône, on ne trouve que de rares données dans des périodiques anciens.

 Chêne de Grambois (VAUCLUSE)

 

 

Le travail de terrain
Il apparaît très vite qu’en allant reconnaître un arbre remarquable signalé dans un secteur géographique donné, on trouve bien souvent d’autres arbres dignes d’intérêt.
Les informations recueillies sont principalement les suivantes:
· localisation et accès au site (commune, lieu-dit) 
· positionnement de l’arbre
· identification botanique
· mesures (circonférence à 1,30 m du sol (pris au point le plus haut), largeur de la frondaison, hauteur, et les différentes notes décrivant l’arbre (port, état sanitaire, abondance des fleurs et des fruits suivant la saison, flore environnante).
· impression générale que procure l’arbre : la silhouette de l’arbre ou sa place dans le paysage constituent un critère important    de remarquabilité ;
· informations recueillies sur place, anecdotes, histoire du lieu ou des personnes auxquels l’arbre est lié.
· coordonnées des informateurs rencontrés.
Il est parfois difficile d’identifier le propriétaire des lieux malgré l’importance de cette information.
En région provençale, on évoque rarement les fêtes ou les commémorations liées aux arbres remarquables. Toutefois, des bribes d’information peuvent permettre d’engager des enquêtes ethnobotaniques locales qui révèleront l’intérêt culturel ou historique de l’arbre.

 

 

Des photos représentant l’arbre lui-même mais aussi son environnement sont indispensables.

 Chêne de Vérignon (VAR)

l’enregistrement des « arbrem »
Après un an d’études, 400 arbres ou groupements jugés remarquables ont été déjà répertoriés dans une base de données intégrant les photos numérisées. La DIREN dispose ainsi d’un outil qui permettra la valorisation et la protection de ces éléments de notre patrimoine naturel.

 

 

L’analyse
Compte tenu de l’abondance et de la diversité des arbres remarquables en région PACA, il est apparu nécessaire d’établir une hiérarchisation de leur remarquabilité, selon une classification allant de R1 à R3.
Sur les 400arbres enrégistrés, 69 espèces différentes sont notées dans les Bouches-du-Rhône et 77 dans le Var. Parmi les arbres les plus exceptionnels, classés en R1, on compte 53 espèces différentes.

 

 

Les perspectives de l’ étude
Cet inventaire prometteur doit être poursuivi et  la DIREN souhaite le mener en partenariat avec les collectivités territoriales, Parcs Naturels, Communautés de Communes, mais aussi associations locales, l’association EPI en restant le maître d’œuvre.

 Mélèze des Ecrins (Hautes Alpes)
Conclusion
 
Porter les arbres remarquables à la connaissance du grand Public est déjà une première mesure de valorisation et de protection. L’observateur de terrain sera toujours animé d’une part d’émotivité mais cette dernière est nécessaire car, au-delà des critères scientifiques, c’est la rencontre même de l’homme et de l’arbre qui est au cœur de ce travail d’inventaire.

 

Les observations de terrain, les entretiens avec les forestiers et les scientifiques et les recherches bibliographiques ont mis en évidence le fait que les arbres les plus remarquables sont souvent des individus isolés qui ont échappé aux coupes pour plusieurs raisons, notamment proximité d’une habitation, abri naturel pour le bétail, respect dû à la notoriété et à l’ancienneté, tradition religieuse, point de repère marquant le paysage…

 Chêne d'Aiguines (VAR)

 

Fiche d'inventaire

 La fiche d’inventaire peut être téléchargée sur:

    http://www.ethnobotanique-epi.org/

Elle doit être adressée à :

Association Études Populaires et Initiatives
Centre pour l'échange, la documentation et la recherche ethnobotaniques
Maison du Patrimoine / B.P. 19 / F-04300 MANE / Alpes de Haute-Provence
Tel : 06 89 72 19 27 /
Courriel : epi.ethnobotanique@wanadoo.fr
   

Des inventaires similaires sont en cours dans plusieurs régions de France notamment en Normandie, Auvergne, Morvan, Bourgogne, Bretagne, Pyrénées-Atlantiques ainsi qu’au niveau national (ONF mais aussi associations).

Liens : 
http://www.arbres.org/
 
http://perso.orange.fr/affo/Dossiers/Arbres/Arbres_remarquables.htm

http://www.maisondupatrimoine-midiquercy.org/Concours-photos-arbres.html

 

 

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