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alfa

Mercredi 17 juin 2009

Depuis plusieurs mois, les populations amérindiennes de l’Amazonie péruvienne manifestent pacifiquement pour s’opposer aux permis d’exploitation accordés par le gouvernement du Président Alan GARCIA à des compagnies d’extraction pétrolière et gazière (notamment PERENCO, PETROLIFERA, PLUS PETROL, TALISMAN ENERGY, REPSOL et PETROBAS)

De projets similaires ont déjà eu des effets dévastateurs en Equateur, les premières victimes étant les populations des communautés amérindiennes vivant à proximité des chantiers d’extraction.

La réponse du gouvernement péruvien a consisté à qualifier les manifestants de « terroristes » et à envoyer les forces spéciales. Les heurts ont déjà provoqué 30 morts et de nombreux blessés.



Une pétition internationale destinée à faire pression sur le Président Alan GARCIA est accessible sur le site :

http://www.avaaz.org/fr/peru_stop_violence

Elle invite les autorités péruviennes a prendre en considération les droits ancestraux des communautés amérindiennes sur la forêt amazonienne, à faire cesser la répression et à engager immédiatement une réelle concertation pour mettre un terme à la violence

En signant cette pétition en ligne, vous exprimez votre solidarité avec les populations amérindiennes du Pérou et contribuez à renforcer la pression de l’opinion publique internationale sur le gouvernement péruvien.

Pour en savoir plus :

·  Affrontements meurtriers en Amazonie, Radio Canada, 6 juin:
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/International/2009/06/05/009-perou-manif-amazonie.shtml

·  Le "dalaï lama de la forêt amazonienne" condamne les violences péruviennes, Survival International, 9 juin:
http://www.survivalfrance.org/actu/4649

·  Des divergences du Pérou sur la politique économique et l’ accord controversé de libre-échange avec les Etats-Unis, Reuters, 9 juin:
http://www.reuters.com/article/latestCrisis/idUSN09374943

·  Article de recherche: projets gaziers et pétroliers dans l’Amazonie occidentale: menaces contre la faune et la flore, la biodiversité et les populations autochtones, M. Finer et al:
http://www.plosone.org/article/info:doi/10.1371/journal.pone.0002932



DERNIERE MINUTE !

(Information Cyberacteur du 23 juin 2009)

Devant l'ampleur de la contestation qui a mobilisé soixante-cinq ethnies d'Amazonie soutenues par l'opinion publique internationale,  le président péruvien a finalement fait son autocritique et dans la foulée le Parlement de Lima a abrogé, jeudi 18 juin, deux décrets controversés. En échange, la minorité indienne a accepté de lever ses barrages.

 La région de Bagua où se sont déroulés les heurts reste malgré tout en état de siège et les charges sont maintenues contre 4 dirigeants de la minorité indienne entrés en clandestinité.

C'est la raison pour laquelle Cyberacteurs laisse   la cyber @ction en ligne pour maintenir la pression sur le gouvernement péruvien.
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Samedi 10 mai 2008

 

L’association ARUTAM propose des voyages d’immersion en forêt amazonienne, aux sources du Rio Tigre, en partenariat avec les représentants de la Nation Shiwiar d’Equateur.

Au nombre de 700 seulement, les Shiwiar constituent le plus petit groupe ethnique de l’ensemble Jivaro... et le plus éloigné du front de colonisation.
Vous êtes accueillis et accompagnés dès Quito par un membre bilingue de l’association, qui jouera le rôle de passerelle avec le mode de pensée indien et vous permettra de bénéficier d'un meilleur contact avec eux.
Durant les 15 jours vous voyagerez en groupe de 7 personnes + 1 accompagnateur et n'aurez aucun problème de logistique à régler : réservation d’hôtels, problème de retard d'avion en forêt, etc...
Nous visiterons les communautés Shiwiar de Tangunsta, Juyuintsa, Yandanaentsa, ainsi que le village Zapara de Wiririma. Les déplacements s’effectueront en pirogue ou à pied, toujours avec nos guides shiwiar. Au programme : pêche à la nivrée, découverte des plantes médicinales, bivouacs en forêt ou sur les rives sablonneuses du fleuve, rencontre avec les crocodiles dans la nuit, fêtes dans les villages…
Chaque expédition est unique car nous l’adaptons aux centres d'intérêt du groupe. Certains voyages Arutam seront plus poussés à la demande des Indiens eux-mêmes : expédition au Pérou, rencontres avec les Indiens Zapara voisins, rencontre entre chamans, etc...

 

Le voyage en quelques chiffres

- Aucune route à 150 Km à la ronde

- 10 jours d’immersion totale dans la jungle

- 2 h de survol de la forêt amazonienne en avionnette

- 50 % des fonds versés aux Indiens

 

 

 

Prix du séjour: 1.400 € + billet d’avion Europe-Equateur

Les billets d’avion Quito-Europe (environ 850 €) sont pris individuellement par chaque participant. Il est donc possible pour ceux qui le souhaitent de rester plus longtemps en Equateur. Ce voyage est réservé aux adhérents de l'association Arutam (30 € d'adhésion à prévoir pour les nouveaux membres).

Attention

Cette expédition est réalisée dans un cadre associatif. Elle comporte un certain caractère aventureux (conditions de confort rudimentaires et disponibilité de nourriture variable), ceci afin d’être le plus en phase avec le mode de vie shiwiar et ainsi de permettre un meilleur échange avec eux.

L’entrée en forêt et la sortie en avionnette comportent des aléas dus aux conditions météo : il est donc possible que nous devions attendre une journée, voire deux, pour décoller…
Date limite d'engagement, achat du billet d'avion, acompte non-remboursable de 300 € : minimum 1 mois avant le départ.

Aidez à la reconnaissance des droits fondamentaux des Indiens

Aller à la rencontre d’un peuple premier et méconnu, partager son mode de vie, découvrir et comprendre son environnement, c’est une aventure humaine qui va bien au-delà d’un voyage classique à l’étranger.
Les répercussions sur les communautés indiennes sont fortes : que des touristes européens se déplacent jusqu’à leur territoire isolé à ces fins leur font prendre conscience de la valeur de leur région et de leur culture. Il leur est enfin possible d’envisager un avenir meilleur pour leurs enfants, face à la marginalisation et l’acculturation qui les guettent.

 


Une donation de 200 € au programme Zéro Déforestation, incluse dans le prix du voyage, représente une belle manière de soutenir cette population dans sa lutte pour le respect de ses droits.

De plus, sur les 1.400 € de chaque participant, la moitié est versée aux organisations autochtones sous différentes formes

- 25 % des fonds recueillis (soit au total pour 7 participants : 2.450 €) vont directement aux Indiens Shiwiar, répartis via le programme IKIAM (association FUNSSIF)

- 25 % des fonds recueillis vont aux actions de terrain de l'association Arutam, pour le rachat de terres Shiwiar et Zapara dans le cadre du Programme Zéro Déforestation, mais aussi pour toute autre action de terrain : suivi ou appui des bénévoles Arutam en Equateur, au Pérou ou au Mexique, réunions de travail entre ou avec les dirigeants indiens, invitations en Europe de dirigeants autochtones pour des conférences ou des représentations, etc...

Cette visite en terres Shiwiar ne vous laissera pas à l’évidence indifférent… Savoir ce que signifie vivre en forêt tropicale, comprendre les pressions de toutes sortes qu’ils doivent subir… Les Shiwiar vous confient la mission d’être témoin de leur peuple.


Pour plus d’informations :

Voyage Shiwiar sur Latitude Sud :
http://www.latitudsur.org/VOYAGES/AMAZONIE/FR/Shiwiars.html

ou

ARUTAM
Chemin de Vermillère
84160 Cadenet

ou par mail : voyage@zero-deforestation.org

Voyage solidaire en partenariat avec l’association shiwiar IKIAM (programme communautaire de développement éco-touristique) et la Nationalité Shiwiar d’Equateur (NASHIE)

 

 Sites internet : http://arutam.free.fr/Amerindien.html

                         http://www.zero-deforestation.org

 E-mail : voyage@zero-deforestation.org

 

 

 

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Samedi 12 avril 2008

  Jeune frêne à fleurs de 10 ans

 Contrairement à certaines idées reçues, la végétation dominante des forêts provençales actuelles est une création artificielle résultant de plusieurs millénaires de coupes, brûlis, défrichements et surpaturage.

Certaines espèces de feuillus (frêne à fleur, chêne pubescent, érable de Montpellier, alisier blanc, cormier…) prédominaient avant d’être détruites par les activités humaines, en particulier par le pastoralisme qui a favorisé la colonisation du milieu par des  essences peu attractives pour le bétail en raison de leur amertume ou de leurs épines (romarin, argelas, lentisque, chêne kermès…)

Adaptés au climat méditerranéen, ces feuillus constituaient naturellement des boisements peu combustibles à condition d’atteindre des superficies et des densités suffisantes.

 

Focalisée sur des résineux à croissance rapide qui émettent des composés volatiles hautement inflammables, la doctrine productiviste a longtemps paralysé les esprits, même à l'égard des forêts dites de protection. Les chantiers de reboisement engagés pendant des années n’ont malheureusement abouti qu’à la production du combustible nécessaire à de nouveaux incendies dévastateurs.

Aujourd’hui, la prise de conscience d’une nécessaire préservation de la diversité biologique et la régression du pastoralisme en forêt permettent d’espérer la reconstitution progressive d’un couvert forestier plus riche, plus diversifié, et plus résistant aux grands incendies. Une action volontaire, orientant et accélérant l'évolution vers ces stades évolués est cependant nécessaire pour sortir de l'impasse actuelle.

 C’est dans cet esprit que l’Association pour le Reboisement et la Protection du Cengle Saint Victoire (ARPCV) a été créée en 1986 à la suite de l'incendie qui a ravagé le Cengle, plateau rocheux situé au sud du massif ainsi qu’une partie de la montagne de Cézanne. Son premier objectif était de réhabiliter cette partie incendiée en nettoyant puis en reboisant cet espace sinistré. L'idée novatrice défendue par l'association est de briser le cycle séculaire - feu - repousse de pinède hautement combustible - feu, et de planter des feuillus, capables de mieux résister au passage du feu, en rangs suffisamment serrés pour empêcher le développement des arbustes de garrigue  propagateurs d'incendies.

 

A ce jour, plus de 100.000 arbres ont été plantés par les bénévoles de l’ARPCV  sur le massif du Cengle et Sainte Victoire.

 

 Vous pouvez aider concrètement l’ARPCV en participant à ses chantiers d’entretien et de reboisement et en adhérant à l’association qui édite un bulletin de liaison intitulé « la feuille de chêne ». 

 

CONTACT :

Association pour le Reboisement et la Protection du Cengle Sainte-Victoire.

Association agréée Ministère de L’Environnement, Ministère de l’Education Nationale

Cité Beisson Bât 1 - Rue René Coty -

13090 Aix-en-Provence

Tel/Fax : 04 42 29 71 21 

 E-Mail : arpcv@free.fr

Site internet : http://arpcv.free.fr

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Samedi 27 octobre 2007

Lors de randonnées ou promenades, vous avez remarqué des arbres dignes d’intérêt ? signalez les aux organismes publics ou aux associations qui procèdent, au niveau régional ou national, à des inventaires des arbres remarquables. Trop longtemps ignorés ou connus des seuls initiés, ces arbres vénérables  méritent toute notre attention et doivent bénéficier d’une protection effective. Vous trouverez en fin d’article une liste des sites internet qui vous permettront de contacter les acteurs de ces inventaires et, éventuellement, de participer à leurs actions.

              If de la Sainte Baume (VAR)

 

  En Provence et dans les Alpes du Sud, c’est  l’association EPI ( Association Etudes Populaires et Initiatives) qui procède actuellement, en liaison avec la DIREN de la région PACA, à un inventaire des arbres remarquables.

 

 En 2000, la DIREN Provence Alpes Côte d'Azur avait déja confié à l'EPI (Association Etudes Populaires et Initiatives) la conception d'une méthodologie d'inventaire des arbres remarquables en région PACA. Le travail réalisé sur le terrain a révélé toute la richesse de cette région et l’ampleur du travail de recensement qui doit être poursuivi.

 

  Un arbre « remarquable » est avant tout « un arbre qui a su se distinguer à nos yeux, qui fait écho en nous et s’inscrit dans notre mémoire » (définition de l’EPI).

Les principaux critères de « remarquabilité » sont les suivants :

   

a/ individu exceptionnel par la taille et/ou l'âge.
b/ espèce rare, individu exceptionnel sur le plan botanique.
c/ alignements remarquables
d/ ensembles arborés remarquables de plus de 100 ans.
e/ association végétale ligneuse caractéristique d'un milieu naturel exceptionnel.
f/ arbres marqueurs du paysage ou témoins de conditions particulières du milieu.
g/ arbres associés à un bâti typique ou historique.
h/ arbres immortalisés par un artiste (exemple : pin d’Alep de Cézanne au chemin des Lauves), associés à un événement mémorable, etc.

 

 Chêne blanc de Revest-du-Bion (Alpes de Haute-Provence)

 Si certains de ces caractères font appel à nos émotions, une étude sur les arbres remarquables exige également une grande rigueur: identifier l’espèce, relever tous les critères topographiques et biologiques ainsi que les différents paramètres qui permettront d’évaluer son intérêt.

L’émotion et la rigueur de l’observation n’ont rien d’antinomique et constituent  deux aspects complémentaires d’une approche permettant d’appréhender l’arbre remarquable dans son intégralité d’être vivant.

Les données
En région PACA, les données sont rares à l’exception de quelques arbres tels que l’Olivier de Roquebrune Cap martin, l’un des plus vieux arbres de France. Aucune étude d’ampleur n’a été entreprise avant 2000.
Pour le Var, un inventaire d’Emile Jahandiez‚ datant de 1934, recensait 54 arbres remarquables.
Pour les Bouches-du-Rhône, on ne trouve que de rares données dans des périodiques anciens.

 Chêne de Grambois (VAUCLUSE)

 

 

Le travail de terrain
Il apparaît très vite qu’en allant reconnaître un arbre remarquable signalé dans un secteur géographique donné, on trouve bien souvent d’autres arbres dignes d’intérêt.
Les informations recueillies sont principalement les suivantes:
· localisation et accès au site (commune, lieu-dit) 
· positionnement de l’arbre
· identification botanique
· mesures (circonférence à 1,30 m du sol (pris au point le plus haut), largeur de la frondaison, hauteur, et les différentes notes décrivant l’arbre (port, état sanitaire, abondance des fleurs et des fruits suivant la saison, flore environnante).
· impression générale que procure l’arbre : la silhouette de l’arbre ou sa place dans le paysage constituent un critère important    de remarquabilité ;
· informations recueillies sur place, anecdotes, histoire du lieu ou des personnes auxquels l’arbre est lié.
· coordonnées des informateurs rencontrés.
Il est parfois difficile d’identifier le propriétaire des lieux malgré l’importance de cette information.
En région provençale, on évoque rarement les fêtes ou les commémorations liées aux arbres remarquables. Toutefois, des bribes d’information peuvent permettre d’engager des enquêtes ethnobotaniques locales qui révèleront l’intérêt culturel ou historique de l’arbre.

 

 

Des photos représentant l’arbre lui-même mais aussi son environnement sont indispensables.

 Chêne de Vérignon (VAR)

l’enregistrement des « arbrem »
Après un an d’études, 400 arbres ou groupements jugés remarquables ont été déjà répertoriés dans une base de données intégrant les photos numérisées. La DIREN dispose ainsi d’un outil qui permettra la valorisation et la protection de ces éléments de notre patrimoine naturel.

 

 

L’analyse
Compte tenu de l’abondance et de la diversité des arbres remarquables en région PACA, il est apparu nécessaire d’établir une hiérarchisation de leur remarquabilité, selon une classification allant de R1 à R3.
Sur les 400arbres enrégistrés, 69 espèces différentes sont notées dans les Bouches-du-Rhône et 77 dans le Var. Parmi les arbres les plus exceptionnels, classés en R1, on compte 53 espèces différentes.

 

 

Les perspectives de l’ étude
Cet inventaire prometteur doit être poursuivi et  la DIREN souhaite le mener en partenariat avec les collectivités territoriales, Parcs Naturels, Communautés de Communes, mais aussi associations locales, l’association EPI en restant le maître d’œuvre.

 Mélèze des Ecrins (Hautes Alpes)
Conclusion
 
Porter les arbres remarquables à la connaissance du grand Public est déjà une première mesure de valorisation et de protection. L’observateur de terrain sera toujours animé d’une part d’émotivité mais cette dernière est nécessaire car, au-delà des critères scientifiques, c’est la rencontre même de l’homme et de l’arbre qui est au cœur de ce travail d’inventaire.

 

Les observations de terrain, les entretiens avec les forestiers et les scientifiques et les recherches bibliographiques ont mis en évidence le fait que les arbres les plus remarquables sont souvent des individus isolés qui ont échappé aux coupes pour plusieurs raisons, notamment proximité d’une habitation, abri naturel pour le bétail, respect dû à la notoriété et à l’ancienneté, tradition religieuse, point de repère marquant le paysage…

 Chêne d'Aiguines (VAR)

 

Fiche d'inventaire

 La fiche d’inventaire peut être téléchargée sur le site de l’EPI : http://62.193.253.145/arbrem/fiche.pdf
Elle doit être adressée à :

Association Études Populaires et Initiatives
Centre pour l'échange, la documentation et la recherche ethnobotaniques
Maison du Patrimoine / B.P. 19 / F-04300 MANE / Alpes de Haute-Provence
Tel : 06 89 72 19 27 /
Courriel : epi.ethnobotanique@wanadoo.fr

Pour plus d’informations, voir le site Web : www.nature-interactive.org/epi

Des inventaires similaires sont en cours dans plusieurs régions de France notamment en Normandie, Auvergne, Morvan, Bourgogne, Bretagne, Pyrénées-Atlantiques ainsi qu’au niveau national (ONF mais aussi associations).

Liens : 

http://www.arbres.org/

http://www.onf.fr/foret/flore/arbremark/index.htm

http://perso.orange.fr/affo/Dossiers/Arbres/Arbres_remarquables.htm

http://www.maisondupatrimoine-midiquercy.org/Concours-photos-arbres.html

  http://www.valdoise.fr/content/heading3371/content3757.html

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Mercredi 28 mars 2007

   TOGO : Découvrir l’agroforesterie avec l’ADETOP

 

 

             Cabosses de cacao à Kpalimé

 

L’ADETOP, Association pour la Découverte du Togo Profond, est une ONG créée en 1996 à l’initiative de jeunes togolais natifs du village de Kouma-Konda, dans la région forestière des hauts-Plateaux, à quelques kilometres de la frontière du Ghana.

Situé en zone de moyenne montagne, à une dizaine de kilometres de la ville de Kpalimé, Kouma-Konda bénéficie d’un climat privilégié et d’un environnement naturel riche en biodiversité, notamment la forêt sacrée de Missahoé.

Afin d’enrayer la déforestation liée à la pratique des cultures sur brûlis, les membres de l’ADETOP se sont appuyés sur le développement d’un écotourisme solidaire, basé sur une forte implication des communautés locales, afin de financer des pépinières, des chantiers de reforestation et des actions pédagogiques auprès des établissements scolaires de la région.

Des guides, natifs de Kouma-Konda, proposent aux visiteurs des circuits thématiques sur différents thèmes, notamment l’agroforesterie qui, en associant cultures vivrières et essences forestières, offre une alternative aux modèles que l’industrie agro-chimique essaye d’imposer en Afrique de l’Ouest.

Faire de l’écotourisme avec l’ADETOP, ce n’est pas seulement découvrir les étonnantes synergies végétales qui caractérisent l’agroforesterie, c’est également encourager et valoriser la préservation d’un savoir ancestral qui apporte une vraie réponse aux problèmes liés à l’augmentation de la pression anthropique sur le milieu forestier.

Associée à une politique volontaire et pertinente de préservation des zones forestières à haute valeur biologique, l’agroforesterie est certainement une pièce maîtresse dans la lutte contre la déforestation.

Vous trouverez ci-dessous des extraits d’un carnet de voyage témoignant du travail de terrain fait pas l’ADETOP, ainsi que les coordonnées de l’association.

 

 

 

 

 Plantations de manioc à Missahoé

Jeudi 17 août

Alors que le ciel se dégage des brumes matinales et que le soleil commence à briller, nous partons avec R…. , guide de l’ADETOP, pour une promenade botanique aux alentours du village de Kouma-Kunda.

Première salutation au majestueux ficus qui trône au milieu du village. C’est l’arbre à palabres et des villageois jouent à l’awélé sous son ombrage.

Descente dans la forêt et initiation aux arbres dont l’écorce ou les feuilles sont utilisées pour fabriquer des teintures végétales. C’est ainsi que les graines du rocouyer (Bixa orellana), essence originaire d’Amérique du sud, permettent d’obtenir  un colorant rouge vif, utilisé notamment par les femmes comme rouge à lèvre.

Nous traversons des plantations de papayers et de ricin. Un arbre présenté comme « alofa » produit des fruits allongés qui permettent la fabrication d’éponges végétales.

La région est grande productrice de cacao et de café. La cendre de combustion de la calebasse de Theobroma cacao , mélangée à de l’huile de palme, est utilisée pour la fabrication de savon. Les graines sont couvertes d’une substance gélatineuse et blanchâtre, au goût sucré et agréable.

Un peu partout, nous voyons des albizzias qui sont très utilisés en agroforesterie  car les racines ont la propriété de fixer l’azote dans le sol..

R….. nous explique comment distinguer les bananes plantain : le haut du tronc du bananier est noir. Le bananier ne donne qu’un régime ; après la cueillette, il est coupé pour permettre une repousse par rejet.

De petits buissons portent de curieuses feuilles ponctuées de tâches blanches et rouge vif ce qui leur vaut d’être appelées « palettes du peintre ».

Les caféiers robusta ont de larges feuilles mais de petites graines réparties tout au long des tiges ce qui facilite leur cueillette alors que les grains de l’arabica, plus fragile, doivent être ramassés un par un. Le premier pousse facilement en plaine alors que le second affectionne la moyenne montagne.

Nous découvrons ensuite, tout au long du chemin forestier et en alternance avec des plantations de ricin, de maïs et d’ignames, des goyaviers et des champs de pamplemoussiers.

Le tronc épineux du "sablier"  (Hura crepitans) en fait un tuteur naturel idéal pour les plantes grimpantes, notamment le poivrier (Piper nigrum).

Le palmier à huile est particulièrement apprécié, non seulement parce qu’on fabrique à partir de sa sève le vin de palme et, par distillation, le « sodaby » omniprésent au Togo, mais également parce qu’il fournit de l’ huile extraite de ses fruits et que ses feuilles sont utilisées en vannerie ou pour la confection de clôtures ou de balais.

L’avocatier ainsi que le manguier ont également été introduits dans la région. Le premier peut produire deux fois par an. La deuxième couche de l’écorce du manguier, pilée et bouillie, est utilisée comme pansement gastrique en médecine traditionnelle.

Nous traversons ensuite des plantations de manioc. Le manioc se bouture très facilement. Lorsque la feuille jaunit, c’est le moment de déterrer les tubercules qui seront bouillis et pilés pour obtenir une pâte très nourrissante.

Un peu partout, des frakés (Terminalia superba) assurent l’ombrage protecteur permettant le développement des jeunes plants. Ces arbres ont également la particularité lors de leur croissance de scléroser les branches basses et de fournir ainsi les villageois en bois de feu.

Sont également présents le parasolier (Musanga cecropioides), le colatier (Cola nitida), l’iroko (Chlorophora exelsa), le kapokier (Ceiba sp.) et l’acajou (Kbaya grandifolia). Plusieurs de ces essences sont replantées sur les zones de brûlis afin d’enrayer l’érosion des sols dans le cadre  de chantiers de reforestation organisés par l’ADETOP.

Après avoir pique-niqué en compagnie de volontaires canadiens prés d’une cascade, nous croisons sur le chemin de retour le chef du village et ne manquons pas de nous présenter et de le saluer conformément aux usages.

En revenant au village, une femme nous aborde pour nous demander un stylo. Elle est aussitôt remise en place par R….. qui lui rappelle que la mendicité n’est pas de mise à Kuma-Kunda.

Initiée par l’ADETOP et présidée par Prosper Nyanu, enthomologiste renommé bien qu’autodidacte, l’association des guides a un rôle essentiel car elle permet de garantir le respect d’une certaine éthique et le niveau de compétence des  guides tout en assurant une répartition équitable des corvées d’entretien des chemins mais aussi des revenus procurés par l’écotourisme. Sur le montant des recettes, une part est consacrée à une caisse commune permettant de financer les projets locaux.

 

 

Vendredi 18 août

Petit déjeûner avec un excellent robusta local à 7h00 puis départ sur les motos de F….. et T…… pour la cascade de Womé, découverte par l’ADETOP qui a prospecté la région pour proposer aux visiteurs l’accés à des cascades proches de Kpalimé.

Nous laissons les motos au bout d’une piste, sur une aire d’accueil aménagée pour recevoir le public. Le sentier plonge dans une gorge verdoyante et devient de plus en plus raide. Des marches empierrées ont été réalisées par une petite association locale qui se charge de l’entretien et percevra en contrepartie un droit d’accés de 1000 F CFA (1,50 euros) par visiteur.

Très belle cascade dans une végétation luxuriante, avec une vaste piscine naturelle. Des lianes de plus de 7 metres de hauteur plongent d’une falaise et s’enracinent pour former un arbre lorsqu’elles ont atteint le sol.

 

   

                                 Cascade de Womé

 

Nous regagnons ensuite les motos et nous rendons au village pour rendre visite aux responsables de l'association "Akatamanso". Ils recherchent un microfinancement pour payer le ciment et le transport des pierres nécessaires à l'achèvement des escaliers. Un chantier d'écovolontaires est évoqué avec N...., de même que la nécessité d'équiper le sentier et le site de poubelles car quelques déchets en plastique y ont malheureusement déja fait leur apparition.

 

Retour à Kpalimé et déjeûner de « poulet bicyclette » chez Lazare. Nous repartons ensuite visiter des établissements scolaires dans lesquels l’ADETOP a organisé des chantiers de replantation. Dans le quartier de Nyiveme, ce sont les rives d’un cours d’eau qui ont été réhabilitées sur prés d’un kilomètre par l’élimination d’une décharge sauvage, le nettoyage des rives, et la plantation d’acajou, acacia, frake, cordia et Iroko. Parallèlement, des actions de sensibilisation ont été menées auprés des riverains pour prévenir l’accumulation de nouveaux détritus. Le résultat est spectaculaire comme en témoigne la présence de nombreux insectes aquatiques et d’oiseaux voletant de buissons en buisson le long des berges. La croissance de certains arbres, notamment le fraké, qui n’ont que 3 ans mais atteignent déjà plus de 6 metres est étonnante.

Nous partons ensuite au sud de la ville pour visiter une petite unité de production de spiruline respectant les critères de l’agriculture biologique. La spiruline se développe dans de grands bacs puis est récoltée au bout d’une semaine environ avec des tamis. Elle est ensuite séchée et broyée en poudre fine puis conditionnée sur place en sachets. Très riche en oligoéléments et vitamines, la spiruline représente un complément alimentaire particulièrement intéressant.

 

                                     Forêt de Missahoé

 

 

Lundi 21 août

A 10h00, départ en « taxi loué » (16 500 F) à partir de la gare routière pour le monastère de Danyi situé au nord de Kpalimé, sur le plateau du même nom. Nous traversons Lamiè où se trouvent de nombreuses pépinières témoignant du dynamisme de l’agroforesterie. L’ADETOP y a participé à la construction d’un nouveau collège car l’ancien bâtiment était vétuste et inadapté.

Nous empruntons une route de montagne en lacets et observons plusieurs traces de brûlis sur les collines environnantes, puis atteignons le plateau pour nous rendre au monastère bénédictin. Des tables en bois disposées à l’entrée du domaine permettent au visiteur de pique-niquer face à la chapelle circulaire, entièrement construite en bois local.

Les bénédictins ont fait ici un travail remarquable et leur domaine est devenu une véritable vitrine de l’agroforesterie.

Nombreux « jacquiers » dont les « jacques-fruits » fournissent une pulpe et des graines comestibles après cuisson.

Des pieds de gingembre prospérent sous le couvert végétal. Le taro, dont la tubercule se cuisine comme la pomme-de-terre, est cultivé au pied des frakés (Terminalia superba, également dénommé « limba »). L’albizzia, arbre-légumineuse, est également très présent car son feuillage peut servir de fourrage pour le bétail et enrichit l’humus. Le binage du sol à la houe autour du pied permet de libérer de l’azote dans le sol à partir des radicelles sectionnées. La distance optimale d’écart entre les plantations est d’environ 5 metres et l’élagage manuel, voire naturel avec le fraké dont les branches basses se sclérosent naturellement, assure du bois de feu pour les villageois.

Les plans de caféier affectionnent la mi-ombre et sont associés à des arbres du genre samanea ainsi qu’à Albizzia adiantifolia. On cite volontiers l’exemple d’une entreprise française qui planta des futaies régulières de caféiers après avoir nettoyé le terrain par des coupes rases afin de « faire propre » conformément à une certaine culture forestière qui sévit encore aujourd’hui. Privés de la protections de leurs grands aînés, les jeunes caféiers périclitèrent et ne donnèrent qu’un rendement médiocre.

On trouve également sur le domaine du monastère des caramboliers (fruit un peu acide), du vitex (bois utilisé pour la fabrication des congasses, djembés et tam-tams), poivriers, avocatiers et cordias. Contrairement à d’autres essences, l’avocatier (Persea americana) se cultive seul et ne peut être associé à d’autres plantes. Au même titre que le manguier (Mangifera indica) et le teck (Tectonia grandis), il s’agit d’une essence qui a été introduite avec succés au Togo.

En quittant les lieux, nous faisons une halte à la boutique du monastère qui propose à la vente du café (Robusta, arabica et mélanges), en grain ou moulu, des confitures de goyave, ananas, et gingembre, du poivre, des biscuits, thé, épices, miel, vinaigre de miel et de la pommade à la propolis utilisée pour favoriser la cicatrisation des plaies et brûlures.

Nous regagnons le taxi et rentrons à Kpalimé après nous être arrêtés à l’une des pépinières qui bordent la route et où sont vendus de jeunes plants d’acajou, cacao, manguier, citronnier, cordia, jacquier, goyavier, teck et palmier.

Nous remontons ensuite à Kuma-Kunda et retrouvons T…… qui nous conduit à l’une des plantations pilotes de l’association. Nous faisons ensuite une pause dans l’un des « maquis » du village, sous le grand ficus qui fait fonction d’arbre à palabres. Tout en discutant avec une amie, la patronne épluche des racines d’ignames à coups de machette et les coupe en morceaux pour les faire bouillir dans une grande marmite afin de préparer le traditionnel « fufu ».

Le soir, repas chez L……la stagiaire québecquoise qui travaille à l’ADETOP et loge dans une grande maison située prés de la cathédrale. Repas de riz blanc et « ablos » avec sauce lamouhou (tomate , poisson, épices).  

     Contact :

     ADETOP

     BP 523

Kpalimé – TOGO

Tel : (00 228) 441 08 17

Site internet: http://www.adetop-togo.org/adetop/adetop.html

E-mail : adetop@caramail.com     adetop14@hotmail.com

 

 

 

                      Kapokier

 

     

Forêt de   Kouma

Par Alfa 1
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Dimanche 10 décembre 2006

                                                                                                                    

Un arbre sur cinq abattu dans le monde est destiné à fournir en fibres de bois l’industrie papetière.

 1 tonne de papier recyclé permet d'économiser :

  • de la matière première : 17 arbres,
  • des ressources naturelles : 20.000 litres d'eau, 
  • de l'énergie : 1.000 litres de pétrole (énergie nécessaire à la fabrication) 
  • du volume : 3 m3 de décharge publique pour stocker les déchets papiers

Les campagnes de communication lancées par les industriels, notamment la Confédération Française de l'Industrie des Papiers, Cartons et Cellulose (COPACEL) pour promouvoir le papier fabriqué directement à partir de fibres de bois mettent en avant le fait que cette fibre est issue de coupes d'éclaircies et permet de valoriser les déchets de scieries.

 Cette information est partiellement exacte mais omet de mentionner  que la production française de pâte à papier est loin de pouvoir satisfaire la demande nationale (+3%/an) puisqu’elle ne couvre même pas 50% des besoins (4,5 millions de tonnes sur un total de 11 millions), le reste étant importé.

 Environ 20% des fibres commercialisées dans le monde proviennent de forêts primaires, notamment finlandaises, canadiennes, sibériennes et indonésiennes. Ainsi, et contrairement aux arguments développés par l’industrie papetière, on peut estimer à prés de 10%  la part du papier non recyclé participant à la destruction des forêts anciennes.

La demande croissante en « bois-papier » est également à l’origine du développement des « déserts verts », vastes monocultures industrielles qui sont aux antipodes de la biodiversité forestière.

 

Plus grave encore, des cultures expérimentales d’arbres transgéniques  (peupliers principalement mais aussi pins et eucalyptus) à faible taux de lignine sont expérimentées et présentent de tels risques de pollution génétique incontrôlée que  la Huitième Conférence des Parties de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique (CDB) a exprimé la nécessité d’une étude préalable sur les impacts sociaux et environnementaux de telles pratiques. Il ne s’agit toutefois que de simples « recommandations » et elles ne sont pas opposables aux états non signataires tels que les USA.

Dans l’immédiat, éviter le gaspillage inutile et acheter du papier recyclé ou, tout au moins, du papier provenant de forêts gérées selon les normes du Forest Stewardship Council (FSC) est un acte écocitoyen par lequel les consommateurs et les entreprises peuvent contribuer à la préservation des forêts anciennes.

  Source : les Amis de la Terre France (http://www.amisdelaterre.org/Trop-de-papier-tue-la-foret.html)

                Univers Nature (http://www.univers-nature.com/inf/inf_actualite1.cgi?id=2553)

 

 

 

 

 

 

 

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