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Voici une liste d'actions vous permettant de participer à la protection des forêts anciennes:

Penan de Bornéo s'opposant à l'exploitation industrielle de leurs forêts (Photos Bruno Manser Fonds)
Les forêts primaires ont perdu plus de 80% de leur surface originelle et subissent encore aujourd'hui la pression conjuguée des coupes industrielles, des brûlis, de l'exploitation pétrolière ou minière, de l'urbanisation, et des grandes cultures monospécifiques.
Ces forêts représentent pourtant l'essentiel de la biodiversité terrestre et nous leur devons non seulement la plupart de nos aliments, développés à partir des espèces végétales ou animales qui en sont issues, mais également la grande majorité des médicaments que nous utilisons, notamment pour lutter conre des pathologies lourdes telles que le cancer .
Elles jouent également un rôle de protection des sols contre l'érosion et de régulation des écarts thermiques et hygrométriques, atténuant ainsi les déséquilibres générés par les émissions de gaz à effet de serre. Les médias ne soulignent que rarement la relation directe qui existe entre les glissements de terrains provoqués par la recrudescence des cyclones et des ouragans et le fait que les zones sinistrées aient fait l'objet d'une déforestation massive.
Enfin, elles n'ont révélé qu'une part infime de leurs secrets puisqu'on estime à seulement 10% le nombre d'espèces animales et végétales identifiées à ce jour.
En détruisant les forêts primaires au nom d'intérêts économiques à court terme, l'homme détruit également un formidable potentiel de découvertes scientifiques dont il pourrait être le premier bénéficiaire.
La préservation de ce qui subsiste encore de ces milieux riches mais fragiles, et la restauration des zones dégradées afin de permettre leur recolonisation graduelle par des espèces diversifiées est un enjeu majeur pour les générations futures.
Chacun d'entre nous peut, d'une manière ou d'une autre, s'impliquer personnellement pour contribuer à relever ce défi. Les liens que nous vous indiquons permettent d'accéder aux sites d'ONG impliquées localement ou globalement dans la préservation du milieu forestier naturel ,chacune d'entre elles ayant développé sa propre stratégie. Les aider financièrement par des dons, des adhésions, ou un bénévolat actif, participer à des programmes de reforestation en parrainant un arbre, pratiquer un écotourisme solidaire qui offre aux populations locales une alternative économique au pillage des ressources forestières, faire pression sur les décideurs publics ou privés, s'informer et informer sont autant d'actions concrètes qui nous sont proposées pour nous permettre d'être acteurs de la préservation au lieu de rester spectateurs de la destruction.
Le sort des dernières grandes forêts primaires est entre nos mains !
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Les causes de
la destruction
Surexploitation forestière
Incendies
Exploitation pétrolière
Cultures sur brûlis
Extraction minière
Agro-industrie
Manipulations génétiques
Plantations monospécifiques
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L'ECOCERTIFICATION FSC
Le “Forest Stewardship Council” (FSC), est une ONG internationale créée en 1993 à Toronto à l’initiative de professionnels, d’associations de Défense de l’Environnement, et de représentants des peuples des forêts.
Bonnes et mauvaises pratiques forestières
Coupes sélectives (Forêt noire)
La méthode dite de la « fûtaie jardinée » repose sur la régénération naturelle du milieu forestier et sur un suivi
individualisé des arbres exploitables qui sont abattus sélectivement, au moment où ils atteignent l’optimum de leur maturité. Elle permet la conservation de la biodiversité forestière, notamment
des arbres morts indispensables aux insectes qui les « recyclent » en humus ainsi qu’à de nombreux oiseaux et mammifères. Cette méthode de sylviculture permet d’importantes économies en
plantations et en entretien et assure la production de bois de qualité tout en maintenant une forêt vivante et diversifiée.
La « fûtaie jardinée » permet d’accueillir le public dans un milieu de haute valeur écologique tout en évitant un piètinement des sous-bois et un dérangement de la faune intempestifs grâce à la densité végétale en dehors des pistes et sentiers d’accès.
Coupe à blanc (Fontainebleau)
A l’opposé de cette méthode, la "fûtaie régulière" repose sur des plantations monospécifiques faisant l’objet de coupes à blanc à intervalles réguliers. Cette méthode de sylviculture est la négation de la biodiversité forestière. Des arbres de la même espèce et du même age sont alignés au cordeau et toute espèce considérée comme « concurrente » est éliminée par des moyens mécaniques ou chimiques.
Trés pauvre en biodiversité, la « fûtaie régulière » est pourtant une aubaine pour les insectes ravageurs spécialisés tels que la tordeuse du pin ((Choristoneura pinus pinus Freeman). En effet, non seulement ces insectes trouvent en abondance l’essence dont ils se nourrissent mais la pauvreté du milieu est peu propice à la présence de leurs prédateurs naturels. On a donc recours à l’utilisation de pesticides avec toutes les conséquences que cela entraîne sur le milieu.
Le FSC (Forest Stewardship Council) est la seule certification intégrant dans ses exigences le respect des droits ancestraux des populations dont la culture et le mode de vie dépendent directement d’un bon état de conservation du milieu forestier.
Le respect du cahier des charges est contrôlé par des audits indépendants et conditionne la délivrance d’un label permettant au consommateur final d’identifier le produit bénéficiant de la certification.
Entre 1995 et 2007, près de 84 millions d’hectares de forêt répartis dans 82 pays ont bénéficié de la certification FSC.
En janvier 2007, le territoire des indiens kayapo représentant 1,5 millions d’hectares de forêt tropicale a été certifié par le FSC.
Le FSC reste perfectible et fait l'objet de critiques justifiées, notamment en raison de sa compatibilité avec des monocultures de type industriel qui laissent peu de place à la biodiversité. Néanmoins, son cahier des charges est plus fiable et plus conforme aux principes du développement durable que ceux des autres types de certification. Il doit donc être privilégié en cas d'achat de bois "exotique".
(Plus d’informations sur http://www.fsc.org)
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.Voici une liste d'actions vous permettant de participer à la protection des forêts anciennes:

Campement
baka
Les pygmées bakas du Cameroun
sont certainement l’un des plus anciens peuples des forêts de la planète. Leur nombre est évalué à environ 40 000 personnes ce qui fait d’eux le groupe pygmée le plus
important du pays, les ethnies Bagyely, Medzam et Bakola ne comptant que quelques milliers d’individus.
Fondamentalement, les groupes pygmées sont unis par une culture commune et partagent le même mode de vie : exploitation mesurée du milieu forestier par la chasse, la pêche et la cueillette, récolte du miel, construction de huttes de branchages entrelacés (moungoulous) recouvertes de feuillage assurant leur étanchéité, utilisation de plantes, écorces, racines et fibres végétales à des fins thérapeutiques, culte animiste de l’esprit de la forêt (Kirdi) et du totem protecteur de la communauté.

Un moabi: arbre sacré pour les bakas
Dans leur immense majorité, les bakas ne sont pas scolarisés et n’en ont d’ailleurs nul besoin. Les jeunes baka font
l’apprentissage de la forêt dés leur plus jeune âge et participent activement à la vie du campement en pratiquant la cueillette, la pêche et la « petite chasse » à l’aide de pièges. Les
soirées sont consacrées à des jeux collectifs et à la participation aux chants et aux danses qui réunissent les familles autour des feux de camp.

Jeux à la veillée
Participer à ces veillées est une expérience forte ; danses et chants sont consacrés à des thèmes de la vie quotidienne ou évoquent les
« grandes chasses » réunissant les hommes de plusieurs campements. La présence d’un visiteur, même si elle est appréciée, reste sans incidence sur ces rituels qui maintiennent la
culture baka et la perpétuent auprès des plus jeunes. Au-delà du rite, le chant et la danse restent avant tout un
plaisir spontané partagé par toute la communauté.

Jeunes bakas jouant du traditionnel "Aïta"
En forêt, le pisteur baka se distingue du visiteur de passage par le fait qu’il ne porte sur lui qu’un pagne noué autour de sa taille et une machette. De quoi donner de véritables complexes à un
occidental équipé de sa tenue de brousse et doté de gourde, provisions de bouche, trousse de pharmacie, lampe torche, répulsif pour insectes etc etc… Pour se désaltérer, un baka sectionne d’un
coup de machette un tronçon de liane d’où s’écoulera un quart de litre d’eau naturellement pure. Pour ses besoins alimentaires, il se procurera sans difficultés baies, fruits et petit gibier
qu’il collectera au passage pour les ramener au campement le soir. D’un coup de machette, il prélèvera des fibres de bois, raclera l’écorce d’un arbre ou sectionnera quelques feuilles nécessaires
à la préparation d’une décoction curative.

Retour
de pêche
Cette remarquable adaptation au milieu forestier et l’autosuffisance qui caractérisent les bakas imposent un
premier constat : le premier service à leur rendre n’est-il pas avant tout de les laisser tranquilles et de les préserver de toute « émancipation », terme hypocrite
dissimulant la déstructuration d’une communauté et la perte progressive de son identité ?
La réponse pourrait être affirmative si les mesures de protection du milieu forestier, dans la réserve du Dja notamment, étaient effectivement appliquées et si le commerce à grande échelle de la viande de brousse, légal ou illégal, ne s’était pas développé à une vitesse fulgurante dans les massifs forestiers du Sud Est du pays.

Vente
de "viande de brousse" en bord de route
La petite communauté Badgely dont le campement est proche de la station balnéaire de Kribi, témoigne des menaces qui pèsent sur les populations pygmées. La pression exercée sur la faune par les
chasseurs bantous qui alimentent en gibier les populations locales mais aussi les marchés et les restaurants, a entrainé en quelques années une diminution des prises de l’ordre de 80%. Les
pygmées doivent aujourd’hui se procurer du poisson fumé car ils n’arrivent plus à subvenir à leurs besoins alimentaires et l’argent a fait son apparition dans une communauté qui ne pratiquait
traditionnellement que le troc.

Les rives de la Lobé, territoire des pygmées Badgélys
Bien que des efforts aient été engagés en matière de lutte contre la déforestation illégale, cette dernière, aggravée par la corruption, reste un fléau dans le Sud
Est du Cameroun. Les communautés pygmées
se voient contraintes de choisir entre la fuite ou une coexistence qui les expose à la dépendance, au mépris, voire aux abus sexuels et aux MST dont sont parfois victimes les jeunes
filles.
Dans un tel contexte, une démarche d’écotourisme solidaire, rationnelle et maitrisée, peut se révéler bénéfique dans la mesure où elle valorise la culture pygmée et génère pour les populations bantoues des revenus les amenant à porter un autre regard sur les « petits hommes » de la forêt et le milieu dont ils dépendent.
Aller à la rencontre des Bakas peut donc être à la fois une expérience humaine inoubliable mais aussi une démarche utile si elle respecte un certain nombre de principes :
- Respect des traditions et des coutumes bakas : les visites ne peuvent se faire qu’en petit groupe, avec des guides ayant établi des relations d’amitié et de respect avec les bakas (cf. coordonnées ci-dessous). Les visiteurs doivent s’annoncer à l’approche du campement et saluer le chef en se présentant et en remettant les présents d’usage (sel, riz, allumettes…).
- Veiller au choix des accompagnants (porteurs, interprètes…) et faire appel à l’expérience du guide pour éviter des auxiliaires indésirables, qu’ils aient ou non titre ou fonction officielle ou officieuse.
- Absence de remise d’argent ou de sucreries
- Récupération de tout déchet non biodégradable sauf s’il présente un intérêt important pour la communauté (bouteille en plastique permettant de conditionner le miel qui sera ensuite échangé avec des familles bantoues).
- Faire preuve de gentillesse, d’humilité et de discrétion…comme les bakas !
- Participer aux danses et aux chants, mais là, ce n’est plus un principe à respecter, c’est un réel plaisir !

"Gouma": danse baka
Parallèlement d’autres initiatives ciblées peuvent être envisagées :
- Certains jeunes bakas sont scolarisés dans des villages limitrophes. La discipline scolaire et les quolibets de leurs camarades de classe peuvent être très éprouvants pour ces enfants dont beaucoup s’enfuient pour retourner à leur campement. Il est pourtant souhaitable que certains jeunes bakas soient alphabétisés et accèdent aux connaissances qui leur permettront de défendre les intérêts de leur communauté et l’intégrité des milieux forestiers dont ils dépendent, mais aussi de devenir acteurs de l’écotourisme solidaire.
Une aide ponctuelle pour la prise en charge des frais d’inscription dans les établissements, des achats de fournitures scolaires, voire l’achat de vêtements et de chaussures (pour éviter que, pendant les cours, les jeunes bakas ne subissent les moqueries des autres enfants) peuvent être bénéfiques à condition de faire preuve de la plus grande vigilance vis-à-vis des structures locales ou des inconnus venant faire au visiteur des offres « philanthropiques » souvent intéressées... Une fois encore, le choix d’un guide intègre et compétent sera déterminant. Sa connaissance du contexte local vous évitera des erreurs qui pourraient être préjudiciables à la communauté baka comme à vous-même.
- La remise de « field books » ou d’ouvrages naturalistes de vulgarisation (faune, flore, écosystèmes forestiers…) à des collégiens bakas peut amorcer la formation de futurs « écoguides » ce qui est un objectif essentiel pour permettre aux bakas de bénéficier de l’écotourisme et de voir leur connaissance exceptionnelle du milieu forestier reconnue.
- En toute circonstance, veiller à faire comprendre aux professionnels locaux (porteurs, cuisinier, hôtelier, restaurateur…) que l’authenticité que les bakas ont su préserver a motivé votre venue dans leur village et que leur intérêt économique passe par le respect de cette authenticité.
- On vous proposera certainement de la viande de brousse. Dans la mesure du possible, optez plutôt pour du poisson ou du poulet, à défaut pour des espèces prolifiques non menacées (rongeurs comme l’aulacode, le rat de Gambie ou le porc-épic). Ainsi, vous n’encouragerez pas le braconnage ni les prélèvements dans les territoires de chasse ancestraux des bakas.
- Si vous faites preuve de générosité, faites aussi preuve de discrétion…les choses se savent vite dans les villages et il serait regrettable que ceux que vous avez voulu aider subissent la jalousie
des autres. « Primum, non nocere ! ».
Jeunes
bakas de retour de l'école
Quelques guides camerounais ont établi depuis plusieurs années des relations privilégiées avec les bakas dans une démarche d’écotourisme solidaire.
C’est le cas de Dola Tuete Mbubda, guide agréé par le Ministère du Tourisme du Cameroun, qui pourra vous proposer un circuit « sur mesure » à des conditions compétitives par comparaison avec les tarifs pratiqués par les opérateurs nationaux ou étrangers et dans le respect d’une charte d’Ethique conforme aux principes du Tourisme Equitable. Voici ses coordonnées :
E-mail : tdorothee2000@yahoo.fr
Tel.: 0023799281367
Site
web : http://www.macaronesicos.net/0/dola/index.html
Le "moungoulou", hutte traditionnelle baka
L’association ARUTAM propose des voyages d’immersion en forêt amazonienne, aux sources du Rio Tigre, en partenariat avec les représentants de la Nation Shiwiar d’Equateur.
Au nombre de 700 seulement, les
Shiwiar constituent le plus petit groupe ethnique de l’ensemble Jivaro... et le plus éloigné du front de colonisation.
Vous êtes accueillis et accompagnés dès Quito par un membre bilingue de l’association, qui jouera le rôle de passerelle avec le mode de pensée indien et vous permettra de bénéficier d'un meilleur
contact avec eux.
Durant les 15 jours vous voyagerez en groupe de 7 personnes + 1 accompagnateur et n'aurez aucun problème de logistique à régler : réservation d’hôtels, problème de retard d'avion en forêt,
etc...
Nous visiterons les communautés Shiwiar de Tangunsta, Juyuintsa, Yandanaentsa, ainsi que le village Zapara de Wiririma. Les déplacements s’effectueront en pirogue ou à pied, toujours avec nos
guides shiwiar. Au programme : pêche à la nivrée, découverte des plantes médicinales, bivouacs en forêt ou sur les rives sablonneuses du fleuve, rencontre avec les crocodiles dans la nuit, fêtes
dans les villages…
Chaque expédition est unique car nous l’adaptons aux centres d'intérêt du groupe. Certains voyages Arutam seront plus poussés à la demande des Indiens eux-mêmes : expédition au Pérou, rencontres
avec les Indiens Zapara voisins, rencontre entre chamans, etc...
Le voyage en quelques chiffres
- Aucune route à 150 Km à la ronde
- 10 jours d’immersion totale dans la jungle
- 2 h de survol de la forêt amazonienne en avionnette
- 50 % des fonds versés aux Indiens
Prix du séjour: 1.400 € + billet d’avion Europe-Equateur
Les billets d’avion Quito-Europe (environ 850 €) sont pris individuellement par chaque participant. Il est donc possible pour ceux qui le souhaitent de rester plus longtemps en Equateur. Ce
voyage est réservé aux adhérents de l'association Arutam (30 € d'adhésion à prévoir pour les nouveaux membres).
Attention
Cette expédition est réalisée dans un cadre associatif. Elle comporte un certain caractère aventureux (conditions de confort rudimentaires et disponibilité de nourriture variable), ceci afin
d’être le plus en phase avec le mode de vie shiwiar et ainsi de permettre un meilleur échange avec eux.
L’entrée en forêt et la sortie en avionnette comportent des aléas dus aux conditions météo : il est donc possible que nous devions attendre
une journée, voire deux, pour décoller…
Date limite d'engagement, achat du billet d'avion, acompte non-remboursable de 300 € : minimum 1 mois avant le départ.
Aidez à la reconnaissance des droits fondamentaux des Indiens
Aller à la rencontre d’un peuple premier et méconnu, partager son mode de vie, découvrir et comprendre son environnement, c’est une aventure humaine qui va bien au-delà d’un voyage classique à
l’étranger.
Les répercussions sur les communautés indiennes sont fortes : que des touristes européens se déplacent jusqu’à leur territoire isolé à ces fins leur font prendre conscience de la valeur de leur
région et de leur culture. Il leur est enfin possible d’envisager un avenir meilleur pour leurs enfants, face à la marginalisation et l’acculturation qui les guettent.
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Une donation de 200 € au programme Zéro Déforestation, incluse dans le prix du voyage, représente une belle manière de soutenir cette population dans sa lutte pour le respect de ses droits.
De plus, sur les 1.400 € de chaque participant, la moitié est versée aux organisations autochtones sous différentes formes
- 25 % des fonds recueillis (soit au total pour 7 participants : 2.450 €) vont directement aux Indiens Shiwiar, répartis via le programme IKIAM (association FUNSSIF)
- 25 % des fonds recueillis vont aux actions de terrain de l'association Arutam, pour le rachat de terres Shiwiar et Zapara dans le cadre du Programme Zéro Déforestation, mais aussi pour toute
autre action de terrain : suivi ou appui des bénévoles Arutam en Equateur, au Pérou ou au Mexique, réunions de travail entre ou avec les dirigeants indiens, invitations en Europe de dirigeants
autochtones pour des conférences ou des représentations, etc...
Cette visite en terres Shiwiar ne vous laissera pas à l’évidence indifférent… Savoir ce que signifie vivre en forêt tropicale, comprendre les pressions de toutes sortes qu’ils doivent subir… Les
Shiwiar vous confient la mission d’être témoin de leur peuple.
Pour plus d’informations :
Voyage Shiwiar sur Latitude Sud :
http://www.latitudsur.org/VOYAGES/AMAZONIE/FR/Shiwiars.html
ou
ARUTAM
Chemin de Vermillère
84160 Cadenet
ou par mail : voyage@zero-deforestation.org
Voyage solidaire en partenariat avec l’association shiwiar IKIAM (programme communautaire de développement éco-touristique) et la Nationalité Shiwiar d’Equateur (NASHIE)
Sites internet : http://arutam.free.fr/Amerindien.html
http://www.zero-deforestation.org
E-mail : voyage@zero-deforestation.org
Jeune frêne à fleurs de 10 ans
Contrairement à certaines idées reçues, la végétation dominante des forêts provençales actuelles est une création artificielle résultant de plusieurs millénaires de coupes, brûlis, défrichements et surpaturage.
Certaines espèces de feuillus (frêne à fleur, chêne pubescent, érable de Montpellier, alisier blanc, cormier…) prédominaient avant d’être détruites par les activités humaines, en particulier par le pastoralisme qui a favorisé la colonisation du milieu par des essences peu attractives pour le bétail en raison de leur amertume ou de leurs épines (romarin, argelas, lentisque, chêne kermès…)
Adaptés au climat méditerranéen, ces feuillus constituaient naturellement des boisements peu combustibles à condition d’atteindre des superficies et des densités suffisantes.
Focalisée sur des résineux à croissance rapide qui émettent des composés volatiles hautement inflammables, la doctrine productiviste a longtemps paralysé les esprits, même à l'égard des forêts dites de protection. Les chantiers de reboisement engagés pendant des années n’ont malheureusement abouti qu’à la production du combustible nécessaire à de nouveaux incendies dévastateurs.
Aujourd’hui, la prise de conscience d’une nécessaire préservation de la diversité biologique et la régression du pastoralisme en forêt permettent d’espérer la reconstitution progressive d’un couvert forestier plus riche, plus diversifié, et plus résistant aux grands incendies. Une action volontaire, orientant et accélérant l'évolution vers ces stades évolués est cependant nécessaire pour sortir de l'impasse actuelle.
C’est dans cet esprit que l’Association pour le Reboisement et la Protection du Cengle Saint Victoire (ARPCV) a été créée en 1986 à la suite de l'incendie qui a ravagé le Cengle, plateau rocheux situé au sud du massif ainsi qu’une partie de la montagne de Cézanne. Son premier objectif était de réhabiliter cette partie incendiée en nettoyant puis en reboisant cet espace sinistré. L'idée novatrice défendue par l'association est de briser le cycle séculaire - feu - repousse de pinède hautement combustible - feu, et de planter des feuillus, capables de mieux résister au passage du feu, en rangs suffisamment serrés pour empêcher le développement des arbustes de garrigue propagateurs d'incendies.
A ce jour, plus de 100.000 arbres ont été plantés par les bénévoles de l’ARPCV sur le massif du Cengle et Sainte Victoire.
Vous pouvez aider concrètement l’ARPCV en participant à ses chantiers d’entretien et de reboisement et en adhérant à l’association qui édite un bulletin de liaison intitulé « la feuille de chêne ».
CONTACT :
Association pour le Reboisement et la Protection du Cengle Sainte-Victoire.
Association agréée Ministère de L’Environnement, Ministère de l’Education Nationale
Cité Beisson Bât 1 - Rue René Coty -
13090 Aix-en-Provence
Tel/Fax : 04 42 29 71 21
E-Mail : arpcv@free.fr
Site internet : http://arpcv.free.fr
If de la Sainte Baume (VAR)
En Provence et dans les Alpes du Sud, c’est l’association EPI ( Association Etudes Populaires et Initiatives) qui procède actuellement, en liaison avec la DIREN de la région PACA, à un inventaire des arbres remarquables.
En 2000, la DIREN Provence Alpes Côte d'Azur avait déja confié à l'EPI (Association Etudes Populaires et Initiatives) la conception d'une méthodologie d'inventaire des arbres remarquables en région PACA. Le travail réalisé sur le terrain a révélé toute la richesse de cette région et l’ampleur du travail de recensement qui doit être poursuivi.
Un arbre « remarquable » est avant tout « un arbre qui a su se distinguer à nos yeux, qui fait écho en nous et s’inscrit dans notre mémoire » (définition de l’EPI).
Les principaux critères de « remarquabilité » sont les suivants :
a/ individu exceptionnel par la taille et/ou l'âge.
b/ espèce rare, individu exceptionnel sur le plan botanique.
c/ alignements remarquables
d/ ensembles arborés remarquables de plus de 100 ans.
e/ association végétale ligneuse caractéristique d'un milieu naturel exceptionnel.
f/ arbres marqueurs du paysage ou témoins de conditions particulières du milieu.
g/ arbres associés à un bâti typique ou historique.
h/ arbres immortalisés par un artiste (exemple : pin d’Alep de Cézanne au chemin des Lauves), associés à un événement mémorable, etc.
Chêne blanc de
Revest-du-Bion (Alpes de Haute-Provence)
Si certains de ces caractères font appel à nos émotions, une étude sur les arbres remarquables exige également une grande rigueur: identifier l’espèce, relever tous les critères topographiques et biologiques ainsi que les différents paramètres qui permettront d’évaluer son intérêt.
L’émotion et la rigueur de l’observation n’ont rien d’antinomique et constituent deux aspects complémentaires d’une approche permettant d’appréhender l’arbre remarquable dans son intégralité d’être vivant.
Les données
En région PACA, les données sont rares à l’exception de quelques arbres tels que l’Olivier de Roquebrune Cap martin, l’un des plus vieux arbres de France. Aucune étude d’ampleur n’a été
entreprise avant 2000.
Pour le Var, un inventaire d’Emile Jahandiez‚ datant de 1934, recensait 54 arbres remarquables.
Pour les Bouches-du-Rhône, on ne trouve que de rares données dans des périodiques anciens.
Chêne de Grambois (VAUCLUSE)
Le travail de terrain
Des photos représentant l’arbre lui-même mais aussi son environnement sont indispensables.
Chêne de Vérignon (VAR)
l’enregistrement des « arbrem »
Après un an d’études, 400 arbres ou groupements jugés remarquables ont été déjà répertoriés dans une base de données intégrant les photos numérisées. La DIREN dispose ainsi d’un outil qui
permettra la valorisation et la protection de ces éléments de notre patrimoine naturel.
L’analyse
Compte tenu de l’abondance et de la diversité des arbres remarquables en région PACA, il est apparu nécessaire d’établir une hiérarchisation de leur remarquabilité, selon une classification
allant de R1 à R3.
Sur les 400arbres enrégistrés, 69 espèces différentes sont notées dans les Bouches-du-Rhône et 77 dans le Var. Parmi les arbres les plus exceptionnels, classés en R1, on compte 53 espèces
différentes.
Les perspectives de l’ étude
Cet inventaire prometteur doit être poursuivi et la DIREN souhaite le mener en partenariat avec les collectivités territoriales, Parcs Naturels,
Communautés de Communes, mais aussi associations locales, l’association EPI en restant le maître d’œuvre.
Mélèze
des Ecrins (Hautes Alpes)
Conclusion
Porter les arbres remarquables à la connaissance du grand Public est déjà une première mesure de valorisation et de protection. L’observateur de terrain sera toujours animé d’une part d’émotivité
mais cette dernière est nécessaire car, au-delà des critères scientifiques, c’est la rencontre même de l’homme et de l’arbre qui est au cœur de ce travail d’inventaire.
Les observations de terrain, les entretiens avec les forestiers et les scientifiques et les recherches bibliographiques ont mis en évidence le fait que les arbres les plus remarquables sont souvent des individus isolés qui ont échappé aux coupes pour plusieurs raisons, notamment proximité d’une habitation, abri naturel pour le bétail, respect dû à la notoriété et à l’ancienneté, tradition religieuse, point de repère marquant le paysage…
Chêne d'Aiguines (VAR)
Fiche d'inventaire
La fiche d’inventaire peut être téléchargée sur le site de l’EPI : http://62.193.253.145/arbrem/fiche.pdf
Elle doit être adressée à :
Association Études Populaires et Initiatives
Centre pour l'échange, la documentation et la recherche ethnobotaniques
Maison du Patrimoine / B.P. 19 / F-04300 MANE / Alpes de Haute-Provence
Tel : 06 89 72 19 27 /
Courriel : epi.ethnobotanique@wanadoo.fr
Pour plus d’informations, voir le site Web : www.nature-interactive.org/epi
Des inventaires similaires sont en cours dans plusieurs régions de France notamment en Normandie, Auvergne, Morvan, Bourgogne, Bretagne, Pyrénées-Atlantiques ainsi qu’au niveau national (ONF mais aussi associations).
Liens :
http://www.arbres.org/
http://www.onf.fr/foret/flore/arbremark/index.htm
http://perso.orange.fr/affo/Dossiers/Arbres/Arbres_remarquables.htm
http://www.maisondupatrimoine-midiquercy.org/Concours-photos-arbres.html
TOGO : Découvrir l’agroforesterie avec l’ADETOP
Cabosses de cacao à Kpalimé
Situé en zone de moyenne montagne, à une dizaine de kilometres de la ville de Kpalimé,
Kouma-Konda bénéficie d’un climat privilégié et d’un environnement naturel riche en biodiversité, notamment la forêt sacrée de Missahoé.
Forêt de Missahoé
Afin d’enrayer la déforestation liée à la pratique des cultures sur brûlis, les membres de l’ADETOP se sont appuyés sur le développement d’un écotourisme solidaire, basé sur une forte
implication des communautés locales, afin de financer des pépinières, des chantiers de reforestation et des actions pédagogiques auprès des établissements scolaires de la région.
Des guides, natifs de Kouma-Konda, proposent aux visiteurs des circuits thématiques sur différents thèmes, notamment l’agroforesterie qui, en associant cultures vivrières et essences forestières, offre une alternative aux modèles que l’industrie agro-chimique essaye d’imposer en Afrique de l’Ouest.
Faire de l’écotourisme avec l’ADETOP, ce n’est pas seulement découvrir les étonnantes synergies végétales qui caractérisent l’agroforesterie, c’est également encourager et valoriser la préservation d’un savoir ancestral qui apporte une vraie réponse aux problèmes liés à l’augmentation de la pression anthropique sur le milieu forestier.
Associée à une politique volontaire et pertinente de préservation des zones forestières à haute valeur biologique, l’agroforesterie est certainement une pièce maîtresse dans la lutte contre la déforestation.
Vous trouverez ci-dessous des extraits d’un carnet de voyage témoignant du travail de terrain fait pas l’ADETOP, ainsi que les coordonnées de l’association.
Plantations de manioc à Missahoé
Alors que le ciel se dégage des brumes matinales et que le soleil commence à briller, nous partons avec R…. , guide de l’ADETOP, pour une promenade botanique aux alentours du village de Kouma-Kunda.
Première salutation au majestueux ficus qui trône au milieu du village. C’est l’arbre à palabres et des villageois jouent à l’awélé sous son ombrage.
Jeu d'awélé
Descente dans la forêt et initiation aux arbres dont l’écorce ou les feuilles sont utilisées pour fabriquer des teintures végétales. C’est ainsi que les graines du rocouyer (Bixa orellana), essence originaire d’Amérique du sud, permettent d’obtenir un colorant rouge vif, utilisé notamment par les femmes
comme rouge à lèvre.
Nous traversons des plantations de papayers et de ricin. Un arbre présenté comme « alofa » produit des fruits allongés qui permettent la fabrication d’éponges végétales.
La région est grande productrice de cacao et de café. La cendre de combustion de la calebasse de Theobroma cacao , mélangée à de l’huile de palme, est utilisée pour la fabrication de savon. Les graines sont couvertes d’une substance gélatineuse et blanchâtre, au goût sucré et agréable.
Un peu partout, nous voyons des albizzias qui sont très utilisés en agroforesterie car les racines ont la propriété de fixer l’azote dans le sol..
R….. nous explique comment distinguer les bananes plantain : le
haut du tronc du bananier est noir. Le bananier ne donne qu’un régime ; après la cueillette, il est coupé pour permettre une repousse par rejet.
Bananiers cultivés en forêt
De petits buissons portent de curieuses feuilles ponctuées de tâches blanches et rouge vif ce qui leur vaut d’être appelées « palettes du peintre ».
Les caféiers robusta ont de larges feuilles mais de petites graines réparties tout au long des tiges ce qui facilite leur cueillette alors que les grains de l’arabica, plus fragile, doivent être ramassés un par un. Le premier pousse facilement en plaine alors que le second affectionne la moyenne montagne.
Nous découvrons ensuite, tout au long du chemin forestier et en alternance avec des plantations de ricin, de maïs et d’ignames, des goyaviers et des champs de pamplemoussiers.
Le tronc épineux du "sablier" (Hura crepitans) en fait un tuteur naturel idéal pour les plantes grimpantes, notamment le poivrier (Piper nigrum).
Le palmier à huile est particulièrement apprécié, non seulement parce qu’on fabrique à partir de sa sève le vin de palme et, par distillation, le « sodaby » omniprésent au Togo, mais également parce qu’il fournit de l’ huile extraite de ses fruits et que ses feuilles sont utilisées en vannerie ou pour la confection de clôtures ou de balais.

Palmier à huile (Elaeis guineensis)
L’avocatier ainsi que le manguier ont également été introduits dans la région. Le premier peut produire deux fois par an. La deuxième couche de l’écorce du manguier, pilée et bouillie, est
utilisée comme pansement gastrique en médecine traditionnelle.
Nous traversons ensuite des plantations de manioc. Le manioc se bouture très facilement. Lorsque la feuille jaunit, c’est le moment de déterrer les tubercules qui seront bouillis et pilés pour obtenir une pâte très nourrissante.
Un peu partout, des frakés (Terminalia superba) assurent l’ombrage protecteur permettant le développement des jeunes plants. Ces arbres ont également la particularité lors de leur croissance de perdre leurs branches basses et de fournir ainsi les villageois en bois de feu.
Sont également présents le parasolier
(Musanga cecropioides), le colatier (Cola nitida), l’iroko (Chlorophora exelsa), le kapokier (Ceiba sp.) et l’acajou (Kbaya grandifolia).
Plusieurs de ces essences sont replantées sur les zones de brûlis afin d’enrayer l’érosion des sols dans le cadre de chantiers de reforestation
organisés par l’ADETOP.

Parasolier (Musanga cecropioides)
Après avoir pique-niqué en compagnie de volontaires canadiens prés d’une cascade, nous croisons sur le chemin de retour le chef du village et ne manquons pas de nous présenter et de le saluer
conformément aux usages.
En revenant au village, une femme nous aborde pour nous demander un stylo. Elle est aussitôt remise en place par R….. qui lui rappelle que la mendicité n’est pas de mise à Kuma-Kunda.
Initiée par l’ADETOP et présidée par Prosper Nyanu, enthomologiste renommé bien qu’autodidacte, l’association des guides a un rôle essentiel car elle permet de garantir le respect d’une certaine éthique et le niveau de compétence des guides tout en assurant une répartition équitable des corvées d’entretien des chemins mais aussi des revenus procurés par l’écotourisme. Sur le montant des recettes, une part est consacrée à une caisse commune permettant de financer les projets locaux.
Petit déjeûner avec un excellent robusta local à 7h00 puis départ sur les motos de F….. et T…… pour la cascade de Womé, découverte par l’ADETOP qui a prospecté la région pour proposer aux visiteurs l’accés à des cascades proches de Kpalimé.
Nous laissons les motos au bout d’une piste, sur une aire d’accueil aménagée pour recevoir le public. Le sentier plonge dans une gorge verdoyante et devient de plus en plus raide. Des marches empierrées ont été réalisées par une petite association locale qui se charge de l’entretien et percevra en contrepartie un droit d’accés de 1000 F CFA (1,50 euros) par visiteur.
Très belle cascade dans une végétation luxuriante, avec une vaste piscine naturelle. Des lianes de plus de 7 metres de hauteur plongent d’une falaise et s’enracinent pour former un arbre lorsqu’elles ont atteint le sol.
Cascade de Womé
Nous regagnons ensuite les motos et nous rendons au village pour rendre visite aux responsables de l'association "Akatamanso". Ils recherchent un microfinancement pour payer le ciment et le transport des pierres nécessaires à l'achèvement des escaliers. Un chantier d'écovolontaires est évoqué avec N...., de même que la nécessité d'équiper le sentier et le site de poubelles car quelques déchets en plastique y ont malheureusement déja fait leur apparition.
Retour à Kpalimé et déjeûner de « poulet bicyclette » chez Lazare. Nous repartons ensuite visiter des établissements scolaires dans lesquels l’ADETOP a organisé des chantiers de replantation. Dans le quartier de Nyiveme, ce sont les rives d’un cours d’eau qui ont été réhabilitées sur prés d’un kilomètre par l’élimination d’une décharge sauvage, le nettoyage des rives, et la plantation d’acajou, acacia, frake, cordia et Iroko. Parallèlement, des actions de sensibilisation ont été menées auprés des riverains pour prévenir l’accumulation de nouveaux détritus. Le résultat est spectaculaire comme en témoigne la présence de nombreux insectes aquatiques et d’oiseaux voletant de buissons en buisson le long des berges. La croissance de certains arbres, notamment le fraké, qui n’ont que 3 ans mais atteignent déjà plus de 6 metres est étonnante.
Nous partons ensuite au sud de la ville pour visiter une petite unité de production de spiruline respectant les critères de l’agriculture biologique. La spiruline se développe dans de grands bacs puis est récoltée au bout d’une semaine environ avec des tamis. Elle est ensuite séchée et broyée en poudre fine puis conditionnée sur place en sachets. Très riche en oligoéléments et vitamines, la spiruline représente un complément alimentaire particulièrement intéressant.
Nous empruntons une route de montagne en lacets et observons plusieurs traces de brûlis sur les collines environnantes, puis atteignons le plateau pour nous rendre au monastère bénédictin. Des tables en bois disposées à l’entrée du domaine permettent au visiteur de pique-niquer face à la chapelle circulaire, entièrement construite en bois local.
Les bénédictins ont fait ici un travail remarquable et leur domaine est devenu une véritable vitrine de l’agroforesterie.
Nombreux « jacquiers » dont les « jacques-fruits » fournissent une pulpe et des
graines comestibles après cuisson.
Jacquier
Des pieds de gingembre prospérent sous le couvert végétal. Le taro, dont la tubercule se cuisine comme la pomme-de-terre, est cultivé au pied des frakés (Terminalia superba, également dénommé
« limba »). L’albizzia, arbre-légumineuse, est également très présent car son feuillage peut servir de fourrage pour le bétail et enrichit l’humus. Le binage du sol à la houe autour du
pied permet de libérer de l’azote dans le sol à partir des radicelles sectionnées. La distance optimale d’écart entre les plantations est d’environ 5 metres et l’élagage manuel, voire naturel
avec le fraké dont les branches basses se sclérosent naturellement, assure du bois de feu pour les villageois.
Les plans de caféier affectionnent la mi-ombre et sont associés à des arbres du genre samanea ainsi
qu’à Albizzia adiantifolia. On cite volontiers l’exemple d’une entreprise française qui planta des futaies régulières de caféiers après avoir nettoyé le terrain par des coupes rases afin de
« faire propre » conformément à une certaine culture forestière qui sévit encore aujourd’hui. Privés de la protections de leurs grands aînés, les jeunes caféiers périclitèrent et ne
donnèrent qu’un rendement médiocre.
Caféier (Coffea canephora)
On trouve également sur le domaine du monastère des caramboliers (fruit un peu acide), du vitex (bois utilisé pour la fabrication des congasses, djembés et tam-tams), poivriers, avocatiers et
cordias. Contrairement à d’autres essences, l’avocatier (Persea americana) se cultive seul et ne peut être associé à d’autres plantes. Au même titre que le manguier (Mangifera indica) et le teck
(Tectonia grandis), il s’agit d’une essence qui a été introduite avec succés au Togo.
En quittant les lieux, nous faisons une halte à la boutique du monastère qui propose à la vente du café (Robusta, arabica et mélanges), en grain ou moulu, des confitures de goyave, ananas, et gingembre, du poivre, des biscuits, thé, épices, miel, vinaigre de miel et de la pommade à la propolis utilisée pour favoriser la cicatrisation des plaies et brûlures.
Nous regagnons le taxi et rentrons à Kpalimé après nous être arrêtés à l’une des pépinières qui bordent la route et où sont vendus de jeunes plants d’acajou, cacao, manguier, citronnier, cordia, jacquier, goyavier, teck et palmier.
Nous remontons ensuite à Kuma-Kunda et retrouvons T…… qui nous conduit à l’une des plantations pilotes de l’association. Nous faisons ensuite une pause dans l’un des « maquis » du village, sous le grand ficus qui fait fonction d’arbre à palabres. Tout en discutant avec une amie, la patronne épluche des racines d’ignames à coups de machette et les coupe en morceaux pour les faire bouillir dans une grande marmite afin de préparer le traditionnel « fufu ».
Le soir, repas chez L……la stagiaire québecquoise qui travaille à l’ADETOP et loge dans une grande maison située prés de la cathédrale. Repas de riz blanc et « ablos » avec sauce lamouhou (tomate , poisson, épices).
Contact :
ADETOP
BP 523
Kpalimé – TOGO
Tel : (00 228) 441 08 17
Site internet: http://www.adetop-togo.org/
E-mail : adetop@caramail.com adetop14@hotmail.com
Fromager (Ceiba pentandra)
Forêt de Kouma

ALFA , Action Locale pour les forêts anciennes, est une association loi de 1901 sans but lucratif.
Elle a pour objectif de contribuer à la préservation de la biodiversité forestière, notamment par la diffusion d'informations permettant à chacun d'entre
nous de s'impliquer de manière concrète dans la protection des forêts primaires ou la restauration d'espaces dégradés afin de permettre leur recolonisation par les forêts
naturelles
"Il y a pire que le bruit des bottes: le silence des pantoufles..." (coupes en Birmanie)
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BIBLIOGRAPHIE
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« Ces forêts qu’on assassine » de Emmanuelle Grundmann. CALMANN-LEVY
E.Grundmann est primatologue et Présidente de l’Institut Jane Goodall France. Son ouvrage décrit sans complaisance les mécanismes de la déforestation, exemples concrets à l’appui, et les replace dans leur contexte politico-économique. Les responsables publics et privés sont nommément désignés et leurs projets dévoilés au public. Une attention particulière est portée à la forêt indo-malaise, menacée à court terme par la surexploitation des bois précieux, les incendies, et des projets dévastateurs tels que sa transformation progressive en vastes monocultures de palmiers à huile.
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« Plaidoyer pour l’arbre » de Francis Hallé. ACTES SUD
Botaniste, biologiste, Directeur des missions scientifiques du « Radeau des cîmes » pendant 17 ans, Francis Hallé est spécialiste de l’architectures des arbres et de l’écologie des forêts tropicales humides. « Plaidoyer pour l’arbre » remet en cause beaucoup d’idées préconçues en nous invitant à un voyage au sein de la structure même de l’arbre telle qu’elle s’exprime dans toute ses formes à travers les forêts du monde. Le lecteur va de surprise en surprise et découvre que malgrè les avancées de la connaissance scientifique, l’arbre reste à ce jour un extraordinaire et mystérieux « briseur de définitions ».
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« Les mille et une forêts » de Ludovic Frère. FAVRE
L.Frère est ingénieur forestier et responsable de campagne « forêt » au sein de l’ONG Greenpeace. « Les mille et une forêts » est un ouvrage exhaustif sur l’état de conservation des forêts du monde, les enjeux de leur préservation et les actions menées pour enrayer leur destruction. Des solutions concrètes s’appuyant sur les réalisations d’entreprises innovantes montrent la voie à suivre pour une gestion durable des forêts et la préservation de leur biodiversité.
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« Les arbres qui cachent la forêt » de Didier Carbiener. EDISUD
Didier Carbiener est ingénieur agronome, expert auprès du Conseil de l’Europe et administrateur de France Nature Environnement. Spécialisé en écologie appliquée, il a défini et mis en œuvre la gestion écologique de forêts périurbaines et a participé à une projet franco-allemand de restauration des forêts dans les zones inondables naturelles du Rhin. Cet ouvrage met en évidence la nécessité d’une nouvelle gestion forestière conciliant les fonctions économiques, environnementales et sociales de la forêt et dénonce les conséquences désastreuses d’une sylviculture intensive reposant sur les fûtaies régulières et les coupes à blanc. Dans le Jura français, en Suisse, en Basse-Saxe, en Bavière, en Slovénie et dans d’autres régions d’Europe, la gestion en fûtaie diversifiée a fait ses preuves et la rentabilité économique est au rendez-vous.
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